Bénin : les 03 regrets de Ayadji après la mise en œuvre de la réforme du système partisan

La réforme du système partisan au Bénin présente trois imperfections. C’est l’avis de Jacques Ayadji, président du Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), parti soutenant les actions de la mouvance. Il s’est exprimé sur le sujet au cours de l’émission « De vous à nous » de Peace FM, ce dimanche 10 septembre 2023.…

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La réforme du système partisan au Bénin présente trois imperfections. C’est l’avis de Jacques Ayadji, président du Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), parti soutenant les actions de la mouvance. Il s’est exprimé sur le sujet au cours de l’émission « De vous à nous » de Peace FM, ce dimanche 10 septembre 2023.

La réforme système partisan fait son chemin avec ses succès et ses imperfections selon l’ancien syndicaliste. La première imperfection qu’il a relevée, est liée à l’idéologie des formations politiques qui est encore légalement facultative. « Ce n’est pas bien. On devrait imposer une idéologie aux partis politiques », a-t-il suggéré. Jacques Ayadji estime que l’imposition de l’idéologie va faciliter la classification de la classe politique. L’idéologie « est comme la moelle épinière d’un parti politique. C’est comme l’ADN », a-t- il déclaré. La deuxième imperfection dont il a parlé est relative à l’absence de mesure de lutte contre la transhumance politique. « Nous avons aussi noté dans la charte et dans tout le droit positif lié à cette réforme, qu’il n’y aucune mesure pour décourager la transhumance politique si bien que nous continuons toujours à avoir des démissions tous azimuts », a-t-il confié. Lire aussi: [Assemblée: voici pourquoi Paul Hounkpè a été reçu par Louis Vlavonou ce jeudi>https://www.linvestigateur.info/?Assemblee-voici-pourquoi-Paul-Hounkpe-a-ete-recu-par-Louis-Vlavonou-ce-jeudi&var_mode=calcul] Pour finir, Jacques Ayadji regrette le critère de répartition du financement public des partis politiques. « La cagnotte doit être répartie. On peut prendre 60% de la cagnotte totale pour répartir équitablement à tous les partis politiques légalement reconnus et puis les 40% restants peuvent être des bonus aux partis politiques qui ont pu lever des sièges », souhaite-t-il. Selon le code électoral, seuls les partis qui ont des élus au sein des conseils communaux et municipaux ou à l’Assemblée nationale, ont droit au financement public des partis politiques. Pour l’instant, Moele-Bénin ne remplit pas ce critère.

 

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