En conseil des ministres ce mercredi, le gouvernement a entrepris de réorganiser les interprofessions anacarde et soja pour l’établissement d’accords-cadres avec l’Etat. L’objectif est de mieux s’intéresser aux producteurs.
En effet, selon le compte-rendu du conseil des ministres, on a connu de réussite dans la production d’anacarde et de soja, en constante augmentation grâce au soutien de l’Etat, comme le témoignent les dernières campagnes agricoles. Ces filières sont portées par des familles d’acteurs (réunies en interprofessions pour l’anacarde), qui quoique ne remplissant pas toutes les conditions de représentativité au sens de la règlementation en vigueur, fournissent une importante quantité de ces deux produits sur le marché, estime le conseil des ministres. Pour le soja en particulier, les acteurs ne sont pas encore en interprofession, mais les producteurs sont organisés au sein de l’Union nationale des coopératives de producteurs de soja du Bénin, représentée dans 50 communes sur les 77. Lire aussi: [Bénin : bonne nouvelle pour les retraités, la constitution des dossiers d’admission à la retraite facilitée au ministère de la santé)>https://www.linvestigateur.info/?Benin-bonne-nouvelle-pour-les-retraites-la-constitution-des-dossiers-d&var_mode=calcul ] Alors, l’ambition du Gouvernement est de favoriser la transformation de la totalité de la production nationale de cajou et du soja sur place dans nos usines pour plus de valeur ajoutée. Dès lors, il s’agira d’œuvrer à la performance globale de ces deux filières avec pour retombées, entre autres, l’amélioration des prix aux producteurs. Ceci nécessite d’une part, l’établissement d’accords interprofessionnels directs entre les familles des producteurs et des transformateurs, les porteurs de risque prépondérant au sein de la filière et, d’autre part, par la signature des accords-cadres avec l’Etat pour les deux interprofessions restructurées. C’est à cette fin que leur réorganisation est planifiée pour être exécutée par la Chambre nationale d’Agriculture, qui mettra en place un comité national d’orientation et un comité technique de mise en œuvre du processus de restructuration.















