Bénin : le gouvernement réagit à la demande de grâce présidentielle d’une écolière pour faire libérer ses parents

Dans une lettre ouverte, adressée au Président de la République Patrice Talon, la jeune écolière Mira Goudjo implorait la clémence du Chef de l’Etat, à travers la grâce présidentielle, en faveur de ses géniteurs en prison. Devenue virale sur les réseaux sociaux, la lettre de la jeune écolière de 10 ans environ, a attiré la…

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Dans une lettre ouverte, adressée au Président de la République Patrice Talon, la jeune écolière Mira Goudjo implorait la clémence du Chef de l’Etat, à travers la grâce présidentielle, en faveur de ses géniteurs en prison.

Devenue virale sur les réseaux sociaux, la lettre de la jeune écolière de 10 ans environ, a attiré la compassion de beaucoup d’internautes. Elle a également suscité la réaction du gouvernement à travers son Secrétaire général adjoint et porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji. Mais ce dernier, à travers son intervention, a insinué que le gouvernement restera ferme sur le respect des procédures judiciaires quoique l’acte posé par la petite suscite beaucoup d’émotions. Dans son intervention, le porte-parole dira : « Nous avons entendu son cri de cœur ». Mais il a tenu à préciser que plusieurs cas similaires existent dans les prisons du Bénin. « Dans nos prisons, à date, il doit y avoir autour de 13 000 personnes en détention. Ces personnes sont, pour la plupart, des pères et des mères de famille », a-t-il déclaré pour dire implicitement que le cas des parents de Mira Goudjo n’est pas un cas isolé. Pour le Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, il faut qu’arrive « le temps de l’acquiescence arrive au plus tôt », afin que les responsabilités soient clairement situées. « Le cri de la petite Mira est également celui de tous les autres enfants anonymes », a-t-il dit. Pour rappel, la petite dans sa lettre, a exprimé les douleurs ressenties par la famille depuis l’emprisonnement des deux parents à savoir : Goudjo Élisée et Agassou Chantal en 2022 dans l’affaire « Tiens Ds Com » par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). « On ne s’en sort pas, on nous renvoie souvent de l’école, on mange difficilement et il n’y a plus d’électricité à la maison depuis deux mois », a confié la petite à une radio de la place avant d’espérer : «…après que j’ai envoyé cette lettre au président, mes parents puissent vite sortir pour qu’on ait une vie normale ». Dans sa lettre pleine d’émotions, elle écrit : « Ils m’ont dit d’être courageuse, que ça va se terminer bientôt. Je les ai toujours crus »,.

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