Du 10 au 14 mars 2025, la ville de Cotonou sera le carrefour du Forum sur la Promotion de l’évaluation d’impact au Bénin. C’est dans ce cadre que le ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernement, Abdoulaye Bio Tchané a procédé, ce lundi 10 mars 2025, à l’Hôtel Golden Tulip de Cotonou à la cérémonie de lancement dudit forum, placé sous le signe de l’engagement et de l’innovation.
En saluant les partenaires stratégiques du Laboratoire d’Action contre la Pauvreté, Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab (J-PAL), le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a déclaré que « l’action publique repose sur la conception et la mise en œuvre de politiques publiques dont la performance détermine l’efficacité du gouvernement ». Selon lui, « l’évaluation s’impose ainsi comme un instrument essentiel d’amélioration continue des politiques publiques ». Elle constitue, dit-il, « un levier stratégique pour garantir une gouvernance efficace, transparente et orientée vers le progrès. Un État qui fonde ses décisions sur des évaluations rigoureuses se donne les moyens d’optimiser ses choix et de répondre efficacement aux attentes légitimes des citoyens ». L’évaluation revêt une triple dimension : politique, scientifique et instrumentale. « Elle est politique en ce qu’elle permet d’orienter les choix stratégiques des gouvernants, scientifique par son exigence de méthode et de preuves empiriques, et instrumentale car elle vise l’amélioration des politiques et des actions publiques », souligne-t-il. Le ministre d’Etat a indiqué que l’objectif visé « est d’ancrer des pratiques décisionnelles fondées sur des données probantes, garantissant ainsi une allocation optimale des ressources et une amélioration continue des interventions publiques ». C’est pourquoi, il a laissé entendre par ailleurs que l’identification d’axes de collaboration avec des ministères pilotes en vue de la réalisation d’études d’évaluation d’impact et le développement de programmes de renforcement des capacités et de formation en évaluation d’impact en partenariat avec les universités nationales du Bénin sont les deux initiatives majeures qui jalonnent le lancement de cette collaboration prometteuse avec J-PAL Afrique. « Ces initiatives s’inscrivent dans une ambition plus large : la création d’un Laboratoire national d’évaluation d’impact au Bénin » a conclu Abdoulaye Tchané. Pour le Directeur de l’Évaluation et de l’Observatoire du Changement Social, Abdoulaye Gounou, le Forum sur la Promotion de l’Évaluation d’Impact « est un espace de réflexion et d’échange essentiel pour renforcer » leurs approches en matière de prise de décision et d’action publique. Il a signalé que « l’évaluation d’impact n’est pas seulement une exigence technique, mais un véritable levier de transparence, de performance et d’amélioration continue ». Pour lui, ledit forum est une occasion unique de partager les expériences, les bonnes pratiques et les innovations dans le domaine de l’évaluation. C’est pour cela qu’il regroupe des experts, des décideurs, des chercheurs et des acteurs de terrain engagés dans la mise en œuvre de politiques fondées sur des données probantes et des résultats concrets. Il a fait savoir que des stratégies seront explorées pour intégrer l’évaluation d’impact. L’évaluation d’impact, selon le Directeur, « est une évaluation de recherche au cœur des processus de décision, afin d’optimiser les ressources, maximiser les bénéfices pour les citoyens et garantir une gouvernance plus efficace et responsable sans oublier les autres variantes de ces évaluations de recherche ». Les autres variantes de ces évaluations de recherche sont : les méta analyses, les cartographies des données probantes et des déficits, les évaluations rapides des revues de données probantes, les revues de la portée des évaluations, les revues systématiques de littérature en évaluation et les revues systématiques. Il n’a pas manqué de préciser que « l’évaluation d’impact est aujourd’hui un impératif pour une gouvernance efficace et responsable ». Car, affirme-t-il, elle leur permet d’adapter leurs interventions aux réalités du terrain et d’optimiser leurs ressources. C’est pourquoi selon lui, face aux défis dans l’éducation, la santé, l’emploi, l’agriculture et la protection sociale, ils doivent se doter de méthodologies rigoureuses pour mesurer et améliorer l’efficacité de leurs actions. « Grâce à l’expertise de J-PAL Afrique, nous avons l’opportunité d’intégrer les essais contrôlés randomisés dans notre processus décisionnel. Il ne s’agit pas seulement de produire des connaissances, mais aussi de renforcer nos capacités, de favoriser un dialogue entre décideurs et chercheurs et d’inscrire l’évaluation comme un pilier essentiel de la gestion publique », a soutenu le Directeur de l’Évaluation et de l’Observatoire du Changement Social.















