Bénin : « le CES est transformé en une institution de marchandage politique », selon Anselme Amoussou

L’un des principes fondamentaux en démocratie est la séparation des pouvoirs entre les institutions d’État. Que reste-t-il de ce leitmotiv dans une République démocratique comme le Bénin ? Le syndicaliste Anselme Amoussou, a récemment répondu à la question. C’était au cours de l’émission «De Vous à Nous» sur Peace FM. Lors de son intervention, le…

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L’un des principes fondamentaux en démocratie est la séparation des pouvoirs entre les institutions d’État. Que reste-t-il de ce leitmotiv dans une République démocratique comme le Bénin ? Le syndicaliste Anselme Amoussou, a récemment répondu à la question. C’était au cours de l’émission «De Vous à Nous» sur Peace FM.

Lors de son intervention, le Secrétaire Général de la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin) a démontré de A à Z comment le Président de la République Patrice Talon a une influence considérable sur toutes les institutions publiques. Pour ce faire, Il s’est d’abord attaqué à la réforme du Conseil Économique et Social (CES). « Aujourd’hui, le chef de l’État est seul habilité à désigner le Président du CES, ce qui transforme l’institution en outil de marchandage politique, » a-t-il dénoncé, affirmant que le CES actuel est devenu un « refuge de politiciens désoeuvrés ». Dans ce contexte, il dit douter de l’efficacité de cette institution, dans laquelle il a pourtant siégé pendant cinq ans. En effet, le Conseil Économique et Social étant une institution visant à recueillir les doléances des populations et à les soumettre aux autorités, Anselme Amoussou craint que les recommandations ne soient pas prises en compte. Le syndicaliste s’est, par ailleurs, attaqué au Parlement qui, selon lui, ne joue suffisamment pas son rôle de contre-pouvoir. Or, « Quelqu’un peut vouloir faire du mal aux citoyens, mais il devrait trouver en face de lui des gens lucides et courageux pour dire non», a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Bénin Web TV. Pour finir, il a tiré la sonnette d’alarme sur la gouvernance actuelle qu’il qualifie «d’ultralibérale et déconnectée des réalités sociales». Anselme Amoussou a relevé le paradoxe qui existe entre les indices de performance du gouvernement béninois et le vécu quotidien des béninois. Sur ce fait, l’acteur de la société civile n’est pas le seul à attirer l’attention des dirigeants. Il y a environ une semaine, la Conférence Épiscopale du Bénin (CEB) a souligné la persistance de la précarité, en invitant le gouvernement à d’ores et déjà axer ses actions de développement sur le «capital humain ».

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