Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé sur la décision du groupe de travail des Nations unies (GTDA), qui juge arbitraire, la détention du professeur Joël Aïvo. Il a présenté la position de l’exécutif béninois face à cette décision et à ses éventuelles implications.
En effet, le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a estimé que la privation de liberté de Joël Aïvo est arbitraire. Les experts onusiens ont affirmé que le constitutionnaliste, condamné par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à 10 ans de prison en 2021, a été visé en raison de ses opinions politiques. Selon eux, son droit à un procès équitable a été bafoué. Le groupe de travail a demandé au gouvernement béninois de libérer immédiatement Joël Aïvo, tout en soulignant son droit à une réparation, notamment sous forme d’une indemnisation. Réaction du gouvernement Face à ces exigences, Wilfried Léandre Houngbédji a déclaré que le gouvernement avait pris acte de la décision. Toutefois, il n’a pas précisé si celle-ci serait mise en œuvre. « Ils ont écrit que le gouvernement n’a pas répondu à leur sollicitation, mais ils ont rendu une décision. Nous avons pris acte de la décision. Tous ceux qui sont en prison seront libérés un jour, sauf ceux qui sont condamnés à perpétuité. Même ceux qui sont condamnés à perpétuité, s’ils bénéficient d’une mesure de grâce ou de remise de peine, ils peuvent sortir. Donc, retenez que tous ceux qui sont en prison, un jour ou l’autre, ils peuvent sortir. Et c’est ce que nous leur souhaitons », a-t-il déclaré. Cette déclaration, bien qu’évasive sur l’application concrète de la décision onusienne, témoigne de la position prudente adoptée par l’exécutif béninois sur ce dossier sensible.















