Bénin : la déclaration de l’ex-premier ministre Zinsou sur les arrestations
Dans un entretien accordé à RFI, ce vendredi 25 juin 2021, l’ancien premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou s’est prononcé sur la situation du Bénin, en l’occurrence les arrestations. Profitant de son passage sur le média français, Lionel Zinsou ancien, ministre de Boni Yayi s’est prononcé sur les arrestations au Bénin. A l’en croire, il…
Dans un entretien accordé à RFI, ce vendredi 25 juin 2021, l’ancien premier ministre du Bénin, Lionel Zinsou s’est prononcé sur la situation du Bénin, en l’occurrence les arrestations.
Profitant de son passage sur le média français, Lionel Zinsou ancien, ministre de Boni Yayi s’est prononcé sur les arrestations au Bénin. A l’en croire, il est à regretter que des innocents se retrouvent en prison. « Des gens qui sont innocents et pourtant dans des geôles », regrette le candidat malheureux à l’élection de 2016.
En clair, Lionel Zinsou fait allusion à la situation des anciens ministres tels que Réckya Madougou, Jean Alexandre Hountondji, Ali Houdou, le Professeur Joël Aïvo, et bien d’autres, derrière les barreaux.
Visés par la justice après les violences préélectorales, tous sont mis aux arrêts. Suivant des chefs d’accusation qui varient selon leur probable degré d’implication dans ces violences.
C’est le cas de Réckya Madougou interpellée pour »associations de malfaiteurs et financement du terrorisme » alors que le Professeur Aïvo est quand à lui, est arrêté pour »atteinte à la sûreté de l’Etat et blanchiment d’argent ».
Probable dénouement de la situation ?
Difficile de croire de sitôt à un dénouement de la situation. Il est vrai que des proches des détenus et leurs avocats se plaignaient du fait qu’on ne les a pas entendus depuis plus de trois mois d’emprisonnement pour certains, pourtant concernés par les différents dossiers.
Mais depuis quelques jours, les lignes ont commencé à bouger. C’est le cas de Réckya Madougou qui a été auditionnée le 17 juin dernier.
Et, selon les informations recueillies, le Professeur Joël Aïvo sera écouté le 15 juillet prochain. Mais déjà le 09 juillet prochain, Alexandre Hontondji, ancien ministre et Joseph Tamègnon ancien Directeur général de la Sogéma, seront devant le juge pour « appartenance à une organisation terroriste ».
C’est dire ni plus, ni moins que la lueur d’espoir pointe à l’horizon en ce qui concerne les mis en cause. Même s’il est très précoce de penser à leur relaxation.