Ce dimanche 03 mai 2020, les professionnels des médias béninois célèbrent comme leurs confrères d’ailleurs, la journée mondiale de la liberté de la presse. Occasion choisie par l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB), à travers sa présidente Zakiatou Latoundji, pour tirer la sonnette d’alarme.
C’est dans un contexte particulier, marqué par la crise du Covid-19 que les professionnels des médias béninois célèbrent la 27ème édition de la journée mondiale de la liberté de la presse. Dans sa déclaration, la président de l’UPMB, Zakiatou Latoundji l’a martelé. Pour elle, les effets de cette pandémie ont imposé une célébration particulière à ses pairs. Alors qu’il s’agit d’un moment de communion et de renforcement de la confraternité entre les acteurs des médias à travers l’organisation de manifestations éclatées sur toute l’étendue du territoire national. Célébrée sous un thème évocateur, « le journalisme sans crainte ni complaisance », elle dira compte tenu de l’état de la presse au Bénin que les indicateurs sont au rouge. Le récent classement de Reporters Sans Frontières (RSF) dans lequel le Bénin est logé à la 113ème place en témoigne. Plus loin, elle dira que « la situation de la liberté de la presse au Bénin (…) suscite de vives inquiétudes de la part de l’UPMB et les partenaires des médias qui assistent, presque impuissants, à la restriction continue des espaces de liberté, à la mise sous coupe réglée de la presse dans toutes ses composantes alors qu’on lui reconnait la fonction sociale « d’exercer un contre-pouvoir ». « Les interpellations et condamnations de journalistes dans l’exercice de leur profession sous le motif de violation de la Loi N°2017-20 portant Code du numérique en République du Bénin. Les cas Ignace SOSSOU et Casimir KPEDJO faisant encore la UNE de la presse nationale et internationale », illustrent ses propos.| Lire aussi: Covid-19-Boni Yayi : des détails sur le confinement de l’ancien président |















