Au Bénin, le président du parti Restaurer l’Espoir (RE), Candide Azannaï, dénonce l’usage de la force publique à des fins partisanes ou personnelles. Il l’a fait savoir dans une causerie débat enregistrée le 4 mai 2025 et publiée sur son compte YouTube, en souvenir de sa supposée tentative d’enlèvement du 4 mai 2015, intervenue vers la fin du régime de l’ancien Président Boni Yayi.
C’est une coutume pour l’ancien Ministre Délégué en charge de la défense, Candide Azannaï, de commémorer cette journée du 4 mai, qu’il considère comme l’une des dates marquantes de sa carrière politique. Dans la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, le président du parti Restaurer l’Espoir est revenu sur les circonstances exactes de son enlèvement raté. « Nous étions en pleine campagne électorale. Et, alors que le Président de la République d’alors (Boni Yayi, ndlr) n’était pas candidat, il s’est transformé en directeur de campagne sur le terrain et a eu des propos déplaisants à mon endroit… et j’ai répondu…», se souvient-il encore comme si c’était hier. « On a proclamé les résultats le 2 mai et on a mis en place des stratégies pour contrôler le parlement. Et c’est là que j’ai eu des fuites que je ferai l’objet de représailles. Pour moi, c’était impensable. C’est comme ça que le lundi matin très tôt, il y a eu cet évènement malheureux, où des forces de l’ordre, des agents de la présidence, venant sous les ordres personnels du président Yayi, avaient reçu pour mission de venir m’enlever mort ou vivant », a-t-il enchainé, affirmant qu’il a dû « faire face » à cette situation à sa manière. « Je me suis rendu invisible. Parce que c’était un acte barbare, sauvage », s’indigne l’ancien soutien du Président Patrice Talon, pour qui, « il n’est pas bon que la solution a un problème politique soit l’instrumentalisation de la force publique à des fins partisanes, personnelles et privées ».















