Le ministère public de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a fait ses réquisitions ce mardi 24 mars 2026, dans l’affaire de coup d’État déjoué du 7 décembre 2025, impliquant l’ancien député de l’opposition Soumaila Sounon Boké.
«Peine» de prison ferme requis contre l’ancien député Soumaila Boké du parti d’opposition Les Démocrates (LD) de l’ancien président Boni Yayi à la Criet . Ce mardi 24 mars 2026, le parquet a requis à son encontre une peine d’emprisonnement de 5 ans ferme et 10 millions d’amende de francs CFA. Soumaïla Sounon Boké est poursuivi pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État » et « incitation à la haine et à la violence ». Il avait été interpellé le 23 décembre 2025 à la suite de la diffusion d’un message « c’est la fête » publié dans un groupe WhatsApp le jour de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. Mardi 24 février 2026, la Cour avait rejeté la demande de remise en liberté provisoire sollicitée par la défense du Parlementaire Béninois. Une décision contestée par l’un de ses avocats pour qui, son client dispose « des garanties de représentation », argument qu’il estime suffisant pour justifier une remise en liberté provisoire. À la suite de la réquisition du ministère public ce mardi, la défense a fait ses plaidoyers. Prenant la parole, le premier avocat a demandé à la Cour de revoir à la baisse la peine requise contre son client. Tandis que le second, Maître Padonou, a plaidé pour la relaxe pure et simple du prévenu, affirmant que dans ce dossier, l’élément moral est totalement absent. Le verdict est attendu le 11 mai 2026, selon bip radio. En attendant, Soumaila Sounon Boké retourne en prison.















