Poursuivis par le parquet spécial de la CRIET pour escroquerie via internet, deux jeunes supposés proches de Frère Hounvi, risquent une condamnation à cinq (5) ans de prison dont deux (2) ferme et une amende d’un million de FCFA chacun.
C‘était le lundi 24 février 2025 que le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), a requis cette peine à l’encontre de ces deux jeunes. Le délibéré de cette affaire est attendu pour le 24 mars 2025. Selon le ministère public, des traces d’activités cybercriminelles auraient été découvertes dans leurs téléphones lors des investigations menées par le Centre national d’investigations numériques (CNIN). L‘avocat de la défense Me Aboubacar Baparapé a plaidé la relaxe de ses clients. Il a constaté que les charges retenues contre les deux jeunes ne sont pas soutenues. Il a également indiqué que l’un des accusés, qui se présente comme un aspirant réalisateur, effectuait des recherches sur la cybercriminalité dans le cadre d’un projet audiovisuel de sensibilisation. Selon lui, ce sont les détails de ses résultats que les agents du CNIN ont incriminés. L’avocat de la défense a précisé qu’il aurait adopté un rôle de cybercriminel fictif dans le but de mieux comprendre ce phénomène, une méthode qu’il qualifie de “ technique de repérage”. Me Aboubacar Baparapé a par ailleurs fait savoir que le jeune a essayé d’infiltrer le milieu des cybercriminels pour comprendre leur technique d’arnaque comme le font des agents des services anti-drogues dans les milieux des narcotrafiquants, rapporte Banouto. La technique de repérage Me Aboubacar Baparapé a défendu les deux prévenus dans la procédure devant la juridiction spéciale. L’avocat a plaidé la relaxe de ses clients. Selon le conseil, les charges retenues contre les deux jeunes ne sont pas soutenues. Il a estimé que ses clients ne méritent aucune condamnation pour avoir tenté de travailler sur la cybercriminalité. Le conseil faisait allusion à l’un de ses clients qui a déclaré lors des débats que les messages et autres traces de cybercriminalité retrouvés dans son téléphone étaient des résultats de ses recherches sur l’activité. Il a indiqué devant la Cour qu’il projetait de faire une formation en réalisation. Et avant cette formation, il a décidé de réaliser un élément sur la cybercriminalité pour sensibiliser et éduquer la population. « Je me suis mis dans la peau de cybercriminel sans l’être », avait-il déclaré pendant son inculpation. Lors des plaidoiries, lundi 24 février 2025, Me Aboubacar Baparapé a expliqué l’acte de son client comme étant la « technique de repérage ».















