Baccalauréat 2026 au Bénin : démarrage effectif des épreuves écrites au CEG Le Nokoué, centre des mineurs

Au Bénin, l’examen national du Baccalauréat session unique de juin a démarré ce lundi 15 juin 2026. Au Collège d’enseignement général Le Nokoué, à Kindonou, dans la commune de Cotonou, 450 candidats répartis dans 16 salles de classe composent depuis la matinée de cette journée. Dans les alentours du collège, parents, frères et amis ont…

4 minutes

Temps de lecture

Au Bénin, l’examen national du Baccalauréat session unique de juin a démarré ce lundi 15 juin 2026. Au Collège d’enseignement général Le Nokoué, à Kindonou, dans la commune de Cotonou, 450 candidats répartis dans 16 salles de classe composent depuis la matinée de cette journée. Dans les alentours du collège, parents, frères et amis ont fait le déplacement pour témoigner leur soutien aux candidats.

C’est un jour pas comme les autres pour les parents d’élève au Bénin. Et pour cause, les apprenants en classe de terminale composent les épreuves écrites du Baccalauréat 2026. Il s’agit du premier diplôme marquant la fin du cycle secondaire au Bénin. Depuis six heures, les candidats, pour la plupart accompagnés de leurs géniteurs, ont convergé vers « Le Nokoué », l’un des 140 centres réservés par les autorités, pour tenter d’écrire l’histoire.

Certains arrivent à pied ou à moto et d’autres en véhicules, causant ainsi des perturbations temporaires sur cet axe, où la présence des flaques d’eaux est perceptible surtout en cette période de pluie diluvienne. Mais face à l’enjeu du jour, on s’arrange pour se frayer un chemin. Les candidats avancent à pas de géant, et leurs parents se trouvant parfois derrière ou leur tenant par la main.

Dans ce centre exclusivement réservé aux mineurs (au plus 17 ans), tout est organisé. On ne s’introduit pas dans le collège comme dans un marché. Il existe, en effet, deux passages. L’un pour les officiels et l’autre réservé aux candidats. Plusieurs candidats ont, par ignorance, tenté de pénétrer le collège par l’entrée principale. Mais à tous les coups, ils ont rebroussé chemin, contraints par le gardien.

Au niveau du portail secondaire grouille un beau monde, composé de parents, frères, et amis. Bien que leurs enfants se trouvent déjà à l’intérieur, ils ont tenu à attendre jusqu’à la dernière minute. Ce n’est finalement qu’à 08 heures 1 minute, après le dernier coup de sirène, lançant officiellement les hostilités, qu’ils ont commencé à vider petitement les lieux. C’est le cas de dame Kabirath. Elle nous retrace ici le fil de sa matinée.

« Aujourd’hui, nous savons que c’est le Baccalauréat. C’est le plus grand examen pour pouvoir accéder à l’université. Dieu fait grâce à mon fils de pouvoir passer le Baccalauréat cette année. Je suis vraiment remplie de reconnaissance…On avait réglé l’horloge sur 5 heures. D’ailleurs, tous les jours, mon fils (âgé de 17 ans) à l’habitude de se réveiller à 5 heures. Cette fois, j’ai voulu qu’il se réveille à 5 heures 30. Mais à 5h comme d’habitude, il s’est déjà réveillé. Quand je me réveillais, j’ai vu qu’il sortait déjà de la douche. Après ça, il a juste pris une pomme et on a procédé à la prière. Ensuite, on a pris le chemin et nous nous sommes rendus au centre », a-t-elle déclaré.

Elle n’a pas manqué de lui prodiguer des conseils afin de le mettre en totale confiance. « Je l’ai accompagné pour qu’il reçoit la chaleur de sa mère. Sur le chemin, je lui prodiguais les derniers conseils. “Il faut qu’il soit zen ; c’est vrai, c’est un examen national mais c’est comme les devoirs de classe. Toute l’année, ils ont appris ; c’est sûr qu’on ne leur demandera rien de ce qu’ils n’ont jamais appris. Donc, pas de stress parce que tu peux bien connaitre mais le fait d’être stressé va te faire tout oublier ».

De son côté, Gérard, lui, lance un appel aux parents dont les enfants participent à cet examen de fin d’année scolaire. « En tant que bon parent, c’est notre rôle aujourd’hui d’accompagner nos enfants au centre non seulement pour les soutenir mais pour être en communion avec eux. Ça peut faciliter la tâche de façon psychologique pour la bonne composition », fait-il savoir.

77 101 candidats à l’assaut du Baccalauréat 2026

Cette année, 77 101 candidats, dont 34 580 filles et 42 521 garçons, répartis dans 140 centres composent sur l’ensemble du territoire national. Les épreuves écrites durent environ trois jours, soit du 15 au 17 juin 2026.

Dans un message publié, dimanche, la ministre de l’enseignement supérieur et  de la recherche scientifique, en charge de la formation technique, Sènami Medegla Fagla a invité les candidats à aborder chaque épreuve avec méthode, discipline et confiance.

À propos de l'auteur

Avatar de Ignace Tossou