Appel au 3e mandat de Talon : Azannaï en colère, réclame une punition pour Yahouédéou

Au Bénin, la dernière sortie médiatique de Janvier Yahouédéou continue de faire parler au sein de la classe politique béninoise. À travers une publication faite,..

1 minute

Temps de lecture

Au Bénin, la dernière sortie médiatique de Janvier Yahouédéou continue de faire parler au sein de la classe politique béninoise. À travers une publication faite, vendredi 15 août 2025, sur sa page Facebook, l’ancien ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense, Candide Azannaï, a jugé les propos du ministre conseiller du anticonstitutionnels. Dès lors, il réclame pour lui, une punition.

Les récentes déclarations du coordonnateur des ministres conseillers de Patrice Talon sont jugées contraire à la constitution. C’est en tout cas, ce qu’a fait savoir, vendredi, Candide Azannaï. Pour cet ancien soutien du président de la République, Janvier Yahouédéou doit être «démis de ses fonctions, mis aux arrêts puis poursuivi pour ses propos irresponsables et attentatoires à l’ordre public appelant à la continuité de TALON au pouvoir au-delà de 2026.» En effet, au détour d’une intervention sur une chaîne privée de la place, le ministre conseiller aux affaires économiques et numériques, Janvier Yahouédéou a plaidé en faveur du maintien du Président Patrice Talon au pouvoir. Selon lui, la dynamique engagée depuis 2016 par le Chef de l’État ne doit pas s’arrêter, n’en déplaise aux défenseurs de la Constitution, lequel dispose expressément qu’« en aucun cas, nul ne peut, de sa vie, exercer plus de deux mandats de Président de la République», article 42. Cette déclaration du ministre conseiller Janvier Yahouédéou intervient à moins d’un an de la fin du mandat constitutionnel du président Patrice Talon. À plusieurs reprises, ce dernier a soutenu qu’il ne veut pas se représenter, réaffirmant son attachement à la constitution, qu’il a lui-même modifié en 2019. Malgré cela, certains de ses soutiens l’invitent à briguer un nouveau mandat qui, pour l’opposition serait «inconstitutionnel».

Documents joints

À propos de l'auteur