Ali Bongo écrit aux nouvelles autorités du Gabon et fait une importante annonce

Plus d’un an après son renversement par un coup d’État, l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba sort de son silence. Dans une lettre ouverte diffusée par ses avocats le mercredi 19 septembre 2024, il plaide pour la libération de son épouse Sylvia et de son fils Nourredin, incarcérés depuis un an. Bongo se montre également…

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Plus d’un an après son renversement par un coup d’État, l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba sort de son silence. Dans une lettre ouverte diffusée par ses avocats le mercredi 19 septembre 2024, il plaide pour la libération de son épouse Sylvia et de son fils Nourredin, incarcérés depuis un an. Bongo se montre également prêt à tourner la page de la vie politique gabonaise.

Dans une lettre de deux pages signée de sa main, Ali Bongo Ondimba, renversé en août 2023, s’adresse directement à ses concitoyens et aux nouvelles autorités de son pays. Il demande la fin des représailles contre sa famille et appelle à la libération de son épouse Sylvia et de son fils Nourredin, détenus à la prison centrale de Libreville. Ils sont accusés de haute trahison, de détournements massifs de fonds publics et de malversations financières internationales. Pourtant, l’ancien président insiste sur le fait que ni sa femme ni son fils n’ont été reconnus coupables des crimes qui leur sont reprochés, dénonçant une persécution injuste. « Mon épouse et mon fils sont détenus depuis trop longtemps pour des faits dont ils n’ont pas été jugés coupables. Ils sont les boucs émissaires d’une situation bien plus complexe », écrit Ali Bongo. Il se dit lui-même toujours privé de liberté, sous surveillance constante, et coupé du monde extérieur, sans aucune nouvelle de ses proches. Lire aussi: [Au Bénin : « la démocratie ne respire pas », selon l’ex-président de la Cour suprême Ousmane Batoko)>https://www.linvestigateur.info/?Au-Benin-la-democratie-ne-respire-pas-selon-l-ex-president-de-la-Cour-supreme&var_mode=calcul] Un mea culpa et un renoncement politique L’ancien président, qui a dirigé le Gabon pendant 14 ans, reconnaît des lacunes dans sa gouvernance. « Je suis conscient des insuffisances sous mes mandats. Malgré les avancées, trop de Gabonais souffrent encore et cela reste mon plus grand regret », admet-il. Ce mea culpa tardif semble être une tentative de tourner définitivement la page de la vie politique du pays. Ali Bongo va plus loin en affirmant qu’il renonce définitivement à toute ambition politique, une décision qui concerne également sa famille. « Je comprends la volonté des citoyens de souhaiter de nouveaux responsables politiques, et je réaffirme mon renoncement définitif à toute ambition nationale », déclare-t-il avec gravité. Pour rappel, Sylvia et Nourredin Bongo font l’objet de lourdes accusations, dont la haute trahison et le détournement de fonds publics, des charges rejetées par leurs avocats qui dénoncent des conditions de détention inhumaines.

 

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