Affaire Hugues Sossoukpè : un autre journaliste déposé en prison hier, après sa présentation au juge des libertés

Un journaliste, employé récemment dans une chaîne privée de télévision de la place, a été déposé en prison hier. Il serait suspecté dans « l’affaire..

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Un journaliste, employé récemment dans une chaîne privée de télévision de la place, a été déposé en prison hier. Il serait suspecté dans « l’affaire Hugues Comlan Sossoukpè », selon les informations.

Après sa présentation au juge des libertés et de la détention, il a été placé sous mandat de dépôt. Interpellé le mercredi 16 juillet, par des forces de l’ordre en civil, alors qu’il était en formation, il est gardé à vue avant d’être présenté, hier, lundi 21 juillet 2025. Il est déposé à la prison civile de Cotonou. Le journaliste dont il est question, faut-il le rappeler, a été employé d’une chaîne privée de télévision avant de quitter. Actuellement, il est dans une reconversion et, c’est lors d’une formation liée à sa nouvelle activité qu’il a été interpellé par la police. Le téléphone de Comlan Hugues Sossoukpè aurait révélé des données susceptibles de compromettre ce confrère qui à l’étape actuelle de l’affaire, jouit bien sûr et encore d’une présomption d’innocence. Interpellé en Côte d’Ivoire le 11 juillet et puis extradé vers le Bénin, Hugues Sossoukpé, serait recherché par la police criminelle à en croire les propos du Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Alors qu’il avait été invité par des autorités ivoiriennes dans le cadre de ses activités liées au journalisme, il sera arrêté. Dans leur intervention, ses avocats ont insisté sur son statut de réfugié qui le protège et dénoncé sa remise aux autorités béninoises après son interpellation. Ils ont plaidé la liberté provisoire, la libération sous caution et le placement sous contrôle judiciaire. Mais la chambre d’instruction ne les suivra pas. « Nous avons plaidé devant des sourds », déplore Me Aboubakar Baparapé. Hugues Comlan Sossoukpè restera en détention le temps de l’instruction. En matière de délit, le magistrat instructeur dispose d’un délai maximum de 18 mois pour clôturer l’information. Selon les informations, cet activiste dont les écrits dérangeaient Cotonou, serait entouré de gens insoupçonnés qui lui filaient des informations. Comme on peut le lire, à travers des écrits sur la toile, de grandes personnalités ici sur place à Cotonou comme en exil, seraient soupçonnées dans « l’affaire Hugues Comlan Sossoukpè ». L’activiste est mis en examen « pour cyberharcèlement, incitation à la haine et à la rébellion et enfin apologie du terrorisme. »

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