Les interprétations varient d’un acteur politique à un autre au sujet de l’affaire dite de tentative de coup d’État déjoué. Lors d’un entretien rapporté par Bénin Web TV, Antoine Guédou Vissétogbé, président du parti Grande Solidarité Républicaine (GSR), a également commenté cette actualité.
Pour cet acteur de l’opposition, il y a longtemps que le Bénin a tourné le dos aux coups d’État, notamment lors de la Conférence des forces vives de la nation. Cependant, selon lui, l’affaire relative à cette tentative de coup d’État, dans laquelle seraient impliqués l’homme d’affaires Olivier Boko et l’ancien ministre des Sports Oswald Homéky, selon le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), présente des zones d’ombre. « Nous ne voulons pas de coup d’État. Le Bénin a dit non lors de la Conférence nationale. Nous avons dit non, et nous sommes tous d’accord. Mais il faut dire que dans ce dossier, tout reste flou », a-t-il déclaré. Il a notamment évoqué l’ouverture d’un compte à Abidjan pour le commandant de la Garde Républicaine, le colonel Dieudonné Tévoèdjrè, ainsi que le véhicule trouvé avec une somme importante d’argent au domicile de l’ancien ministre des Sports, Oswald Homéky. En effet, lors de sa déclaration, le procureur avait mentionné l’ouverture d’un compte à la NSIA Banque Côte d’Ivoire avec un dépôt de 105 millions de FCFA, ce qui a été démenti par le directeur général de ladite banque. Pour M. Guédou, il est temps que le chef de l’État organise un dialogue national. « La crise qu’il a toujours niée est maintenant au cœur de son système », a-t-il affirmé. « Aujourd’hui, c’est le paroxysme de la crise. Là où nous en sommes, le président Patrice Talon, je l’espère, va en tirer des leçons et organiser enfin un dialogue national », a-t-il ajouté avant de souhaiter que la procédure visant ceux qui sont cités dans le dossier de la tentative de coup d’État se poursuive. Pour rappel, l’homme d’affaires Olivier Boko et l’ancien ministre Oswald Homéky, interpellés le 24 septembre, ont été présentés au procureur de la CRIET et placés sous mandat de dépôt.















