Affaire de coup d’État : Candide Azannaï fait une nouvelle analyse et évoque l’après-Talon

Candide Azannaï continue de remettre en cause l’affaire de la tentative de coup d’État impliquant l’ancien ministre Oswald Homeky et l’homme d’affaires Olivier Boko. Il a réaffirmé sa position ce dimanche 23 octobre 2024. L’ancien ministre délégué à la Défense sous Patrice Talon s’est exprimé une nouvelle fois sur ce dossier via une publication sur…

2 minutes

Temps de lecture

azannai_et_talon-2.jpg

Candide Azannaï continue de remettre en cause l’affaire de la tentative de coup d’État impliquant l’ancien ministre Oswald Homeky et l’homme d’affaires Olivier Boko. Il a réaffirmé sa position ce dimanche 23 octobre 2024.

L’ancien ministre délégué à la Défense sous Patrice Talon s’est exprimé une nouvelle fois sur ce dossier via une publication sur sa page Facebook. Azannaï considère que la tentative de coup d’État, prétendument déjouée dans la nuit du 23 au 24 septembre, selon les explications du procureur spécial près la CRIET, Mario Mètonou, lors d’un point de presse, serait « une mise en scène » liée aux « échéances électorales de 2026 » et à « la phobie de l’après-2026 qui perturbe la sérénité du pouvoir » en place. « Retenez une fois pour toutes qu’il n’y a ni coup d’État, ni tentative de coup d’État, ni préparatif de coup d’État. Plus insolite encore, le prétendu complot, signé le 30 septembre 2024, ne repose sur aucun fondement tangible, que ce soit sur son secret, sa résolution ou la mise en action d’une force militaire, dont le bras opérationnel présumé est, à tout point de vue, une utopie, du vent », a-t-il écrit. Azannaï poursuit en interpellant ses lecteurs : « Qui parmi vous peine encore à ne pas discerner un cocktail d’arnaque, de délation et un montage politique opportuniste ? » Pour appuyer sa position, il s’est référé à l’analyse du juge Angelo Houssou dans son ouvrage Je ne suis pas un héros, à la page 115. Le magistrat, qui avait rendu une décision de non-lieu dans les affaires de tentative d’empoisonnement de Boni Yayi et de coup d’État contre son régime, explique que « le mot complot, tel qu’il est utilisé dans le code pénal, suppose une résolution d’agir, qui doit être manifestée par une volonté précise et arrêtée ». Il précise que le ministère public doit prouver cette résolution et démontrer qu’elle était liée à un but déterminé. Dans l’affaire de la tentative de coup d’État contre Patrice Talon, Oswald Homeky et Olivier Boko sont poursuivis pour complot contre la sûreté de l’État, blanchiment de capitaux et tentative de corruption d’agent public.

 

À propos de l'auteur