Affaire Dangnivo au tribunal, Alofa Codjo et co-accusés retournent devant le juge le 11 prochain

Dans ce mois de mars, l’affaire Dangnivo est rôle dans le cadre de la session criminelle du tribunal de première instance de première classe de Cotonou. L’issue permettra au Charlatan Codjo Alofa, présenté comme le présumé assassin et bien d’autres co-accusés de probablement connaître leur sort. En effet, selon les informations de bip radio, l’affaire…

1 minute

Temps de lecture

alofa.jpg

Dans ce mois de mars, l’affaire Dangnivo est rôle dans le cadre de la session criminelle du tribunal de première instance de première classe de Cotonou. L’issue permettra au Charlatan Codjo Alofa, présenté comme le présumé assassin et bien d’autres co-accusés de probablement connaître leur sort.

En effet, selon les informations de bip radio, l’affaire Dangnivo, du nom du syndicaliste du ministère des finances, Pierre Urbain Dangnivo, porté disparu depuis août 2010, sera jugée dans la période du 11 au 14 mars prochain. Ce sera probablement le seul dossier au rôle pour cette période. Il faut dire que ce cadre béninois porté disparu depuis 2010, n’a jamais été retrouvé jusqu’à ce jour. Le dossier était déjà passé aux assises, mais n’a pas connu de jugement. Codjo Cossi Alofa et Donatien Amoussou croupissent dans les maisons d’arrêt sans une suite à leur procédure. Plusieurs sessions criminelles ont eu lieu depuis l’éclatement de cette affaire mais les deux co-accusés n’ont jamais été jugés. Ce dossier qui a secoué la République avec des marches syndicalistes à l’appui, au temps de l’ancien régime, a été porté d’ailleurs devant la Cour constitutionnelle par les présumés assassins placés en détention sans jugement. Dans son jugement, la haute juridiction s’est déclarée incompétente statuant sur la requête de mise en liberté introduite par les sieurs Alofa et Amoussou. Cette même Cour dont les décisions sont sans recours, statuant le 23 janvier 2020, a jugé que « la longueur de la détention sans que le tribunal ait déterminé la culpabilité des prévenus, constitue une violation du droit d’être jugé dans un délai raisonnable ». Les deux prévenus dans l’affaire sont en prison depuis bientôt 15 ans.

 

À propos de l’auteur