Affaire appels téléphoniques à Talon : Boni Yayi apporte des clarifications selon son camp

La réponse du berger à la bergère ? Cela à l’air en tout cas. A en croire une publication du Secrétaire National à la Communication..

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La réponse du berger à la bergère ? Cela à l’air en tout cas. A en croire une publication du Secrétaire National à la Communication du parti Les Démocrates Guy Mitokpè, dans la soirée du lundi 28 juillet, l’ancien président Boni Yayi aurait répondu au Chef de l’Etat, Patrice Talon.

Selon Guy Mitokpè sur sa page Facebook, la réplique de l’ancien président Boni Yayi est celle-ci : « Si je l’ai (NDLR le Président Patrice Talon) appelé, c’était pour qu’il libère les jeunes arrêtés. Le dernier appel concernait l’arrestation du jeune KANDE KANSOU. Je reste disponible ». En effet, quelques heures avant cette publication, le Président de la République, Patrice Talon a fait un aveu lors de sa rencontre avec les jeunes de tous bords politiques confondus au palais de la Marina. « M. Guy Mitokpè, vous pouvez demander au Président Boni Yayi, on s’écrit, on s’appelle et on se voit très souvent. », a déclaré Patrice Talon devant les jeunes. Ceci pour dire qu’au-delà des divergences politiques, lui et son prédécesseur se voient « très souvent ». En effet, selon la réplique de Boni Yayi, ses appels et ses déplacements vers son successeur sont beaucoup plus guidés par son envie d’obtenir la libération des personnalités politiques en prison et surtout des jeunes. Dans sa réplique selon son camp, le prédécesseur de Patrice Talon aurait évoqué le cas de Julien Kandé Kansou. Jeune poète et membre de la cellule de communication de LD, Julien Kandé Kansou a été arrêté le mois dernier à son domicile à Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi. Poursuivi pour harcèlement par voie électronique et publication de fausses nouvelles, il attend son procès, prévu pour le 14 octobre 2025. À l’audience du 1er juillet dernier, son avocat Me Agbodjo, a jugé les accusations portées contre Julien Kandé Kansou non fondées. Il évoque notamment les questions soulevées à l’audience, qu’il juge peu convaincantes. L’avocat s’est également voulu rassurant quant à l’état d’esprit de son client : « Monsieur Kandé Kansou reste égal à lui-même. J’ai pu m’entretenir avec lui pendant une quinzaine de minutes. Il est resté calme, serein. Il a été ému en voyant son épouse, ce qui est bien normal. Mais il est confiant, confiant en la justice, en l’état de droit. » « Maintenant, entre l’état de droit et ce que les représentants de l’état de droit en font, on espère qu’il n’y aura pas de différence. », a-t-il conclu.

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