Affaire Akponna : démarrage des travaux de la commission d’enquête parlementaire, ce qu’il faut retenir

Au Bénin, la commission d’enquête parlementaire mise en place pour élucider l’affaire de détournement présumé de fonds destinés à desservir les populations de Parakou en eau potable et en électricité a démarré ses travaux. C’est du moins l’assurance donnée récemment par Abdel Kamel Ouasangari, membre de la commission d’enquête parlementaire et député du parti Les…

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Au Bénin, la commission d’enquête parlementaire mise en place pour élucider l’affaire de détournement présumé de fonds destinés à desservir les populations de Parakou en eau potable et en électricité a démarré ses travaux. C’est du moins l’assurance donnée récemment par Abdel Kamel Ouasangari, membre de la commission d’enquête parlementaire et député du parti Les Démocrates (LD).

Invité sur Bip radio, le député membre du principal parti d’opposition au Bénin a indiqué que la commission ne perd aucune seconde pour faire jaillir la vérité. À l’en croire, elle s’est mise au travail depuis le lundi 7 juillet dernier, tout juste après le top du président Louis Vlavonou. L’objectif est clair : vérifier la véracité des dernières déclarations de l’ex-ministre Akponna. En effet, lors d’une activité officielle organisée à Parakou par le ministre Conseiller à la Sécurité Rachidi Gbadamassi, Paulin Akponna, alors ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines a déclaré que des milliards de francs CFA destinés à la fourniture de l’eau potable et d’électricité aux populations de Parakou auraient été détournés depuis 2016. Cette révélation scandaleuse lui a coûté son fauteuil ministériel. Dans la foulée, l’opposition a exigé l’ouverture d’une enquête parlementaire pour étayer les propos du ministre. Ainsi, à part confirmer ou infirmer les propos de l’ancien ministre, il s’agira également pour la commission d’évaluer la gestion des ressources en eau et des projets en cours dans la zone de Parakou ; identifier d’éventuels dysfonctionnements ou irrégularités ; et enfin formuler des recommandations pour améliorer la gestion de l’eau au Bénin en général et à Parakou en particulier. Composée de 10 membres, toutes sensibilités politiques représentées à l’Assemblée Nationale, la Commission dispose de trois mois pour déposer son rapport. Si après les trois mois, elle n’arrive pas à terme, elle peut prolonger le mandat d’un mois, précise le député Abdel Kamel Ouasangari qui ajoute : «Hormis les 10 personnes qui ont été désignées, la commission peut faire appel à d’autres compétences qui peuvent l’aider à atteindre les objectifs fixés». S’agissant de la manière dont l’enquête va se dérouler, Abdel Kamel Ousangari affirme d’emblée qu’«Il y aura probablement des cadres qui seront interrogés. Mais beaucoup plus de consultation des dossiers pour voir quels sont les dossiers initiés pour le compte de Parakou en matière d’eau et d’électricité et voir comment les mentions ont été attribuées pour voir les procédures de passation des marchés». Pour ce faire, «Nous attendons la mise en place du bureau et le travail devra se poursuivre», a-t-il conclu.

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