Abomey-Calavi : l’odeur de poissons avariés asphyxie la population de Tokpa-Zoungo

Depuis près de deux semaines, les habitants du quartier Tokpa-Zoungo à Abomey-Calavi suffoquent. La raison, une forte pollution provoquée par une cargaison de poissons avariés entreposée dans une chambre froide. Les résidents du quartier Tokpa-Zoungo, dans la commune d’Abomey-Calavi, vivent un vrai désastre. Depuis une quinzaine de jours, une odeur insoutenable empoisonne l’air, contraignant familles,…

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Depuis près de deux semaines, les habitants du quartier Tokpa-Zoungo à Abomey-Calavi suffoquent. La raison, une forte pollution provoquée par une cargaison de poissons avariés entreposée dans une chambre froide.

Les résidents du quartier Tokpa-Zoungo, dans la commune d’Abomey-Calavi, vivent un vrai désastre. Depuis une quinzaine de jours, une odeur insoutenable empoisonne l’air, contraignant familles, enfants et femmes enceintes à vivre cloîtrés ou à fuir temporairement leur domicile. À en croire les informations rapportées par Canal3 Bénin, l’origine de cette situation, est une importante quantité de poissons importés, en état de putréfaction, entreposée dans la chambre froide d’une poissonnerie installée juste en face du village d’enfants SOS d’Abomey-Calavi, à quelques mètres du carrefour Kpota. Selon les explications recueillies auprès du personnel, les poissons leur auraient été confiés pour un meilleur conditionnement. Mais peu après leur dépôt, une odeur nauséabonde a révélé la décomposition avancée de la cargaison. Des habitants de la zone sont contraints de déménager face à la persistance de l’odeur. Une femme enceinte serait même hospitalisée à cause des effets de l’odeur du poisson pourri. Face à cette situation alarmante, le ministre-conseiller Jacques Ayadji et le maire Angelo Ahouandjinou se sont rendus sur les lieux pour constater les faits. Mais ce qui choque encore davantage, c’est que la poissonnerie incriminée poursuit tranquillement ses activités, comme si de rien n’était, au grand dam des riverains épuisés. Une procédure judiciaire a été engagée, mais plusieurs zones d’ombre subsistent. Les poissons sont-ils arrivés déjà avariés, ou la panne éventuelle de la chambre froide serait-elle à l’origine du drame sanitaire ?

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