Présenté devant un tribunal à Pretoria ce 29 avril, Kemi Seba a vu l’examen de sa demande de libération sous caution reporté au 11 mai, alors que le Bénin réclame son extradition.
Comparu pour la deuxième fois devant la justice sud-africaine à Pretoria, Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, reste en détention provisoire après le report de la décision sur sa demande de liberté sous caution au 11 mai prochain. Arrêté à la mi-avril en Afrique du Sud alors qu’il tentait de quitter clandestinement le territoire, l’activiste panafricaniste est poursuivi aux côtés de son fils et de l’activiste sud-africain François van der Merwe. Lors de l’audience de ce mercredi 29 avril 2026, le Parquet, après examen des rapports de police, a précisé les charges pesant sur les accusés. Soupçons de planification d’« attaques terroristes » en Europe Le ministère public s’est opposé à toute remise en liberté sous caution, avançant de lourdes accusations, notamment des soupçons de planification d’« attaques terroristes » en Europe. Des allégations catégoriquement rejetées par la défense. « J’ai eu l’occasion d’en discuter avec lui et il a nié tout cela », a déclaré son avocat, Sinen Mnguni, qui dénonce une tentative de présenter son client comme une menace. « L’audience du jour n’a pas permis d’examiner la demande de libération sous caution présentée par nos avocats. Pour des raisons évidentes de respect des droits de la défense, le tribunal de Pretoria s’est donc vu dans l’obligation de repousser l’audience au 11 mai. Fait loufoque, l’accusation du parquet à l’encontre de Kemi SEBA soupçonné de préparer « des attentats en Europe ». Il vaut mieux en rire qu’en pleurer… », a réagi l’activiste sur sa page Facebook ce mercredi 29 avril 2026. L’enquête évoque également les circonstances de l’arrestation, intervenue dans le cadre d’une opération d’infiltration. Selon les éléments versés au dossier, François van der Merwe aurait sollicité les services d’une société de sécurité pour organiser un passage illégal vers le Zimbabwe, opération dans laquelle des policiers infiltrés auraient joué un rôle clé. Par ailleurs, la police affirme avoir saisi 318 000 rands lors de l’interpellation, une somme qui aurait été destinée au paiement de passeurs. Le Parquet évoque aussi des investigations en cours sur d’éventuels flux financiers en provenance de la Russie, en lien avec l’activiste sud-africain. Recherché par le Bénin pour son implication présumée dans la tentative de coup d’État de décembre 2025 contre le président Patrice Talon, Kemi Seba fait également l’objet d’une demande d’extradition. Dans le même temps, son avocat a confirmé le dépôt d’une demande d’asile politique en Afrique du Sud.Afrique du Sud : Kemi Seba reste derrière les barreaux, la bataille judiciaire continue
Présenté devant un tribunal à Pretoria ce 29 avril, Kemi Seba a vu l’examen de sa demande de libération sous caution reporté au 11 mai,..
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