Le désenclavement des pistes rurales préoccupe le gouvernement du président Romuald Wadagni. Réuni en Conseil des ministres le 07 octobre 2026, l’Exécutif a validé la mise en œuvre du programme de réfection des pistes rurales et des routes en terre classées au titre de la campagne 2026-2027.
Au total, ce sont environ 18 000 km de pistes qui sont concernés à travers le pays. L’objectif est de garantir la continuité du trafic, sécuriser les flux agricoles et soutenir les activités socio-économiques dans les localités les plus reculées.
Au-delà du simple reprofilage, les travaux prévoient également des interventions confortatives sur plusieurs axes ayant subi de sévères dégradations. Ainsi, sur le tronçon Gomparou-Kandérou, il est prévu la construction de 21 dalots de diverses sections en remplacement de ceux effondrés ou dégradés, avec un rehaussement partiel de la chaussée. Une intervention similaire est annoncée au PK 1+342 de la piste Pèrèrè Centre-Soubado, avec la construction de dalots, ainsi qu’au PK 28+250 du tronçon Tanguiéta-Tanongou.
Au nord-ouest, l’ouvrage effondré au PK 10+800 à Koumagou, sur le tronçon Boukoumbé-Manta, sera entièrement réparé. Parallèlement, trois axes dans le Zou vont bénéficier d’un renforcement et d’un assainissement partiel. Il s’agit de Zakpota Centre-Kpakpamè sur 11,7 km, Sinwè Kpota-Akiza sur 14,1 km et Zogbodomey-Akiza sur 17,5 km.
Mais le programme ne s’arrête pas là. Le Conseil a également pris en compte 75,385 km d’axes stratégiques qui, bien que fortement dégradés, jouent un rôle essentiel dans la mobilité rurale.
Ces voies sont jugées prioritaires car elles conditionnent l’accès aux services sociaux de base et l’évacuation des produits agricoles vers les marchés. Parmi elles figure l’axe Gomparou-Founougo long de 18 km.
De même, les voies d’accès aux Lycées Techniques Agricoles de Kpataba (12 km) et d’Akodéha (26 km) ont été intégrées. Deux établissements stratégiques pour la formation agricole dont le fonctionnement dépend étroitement de l’état des pistes.
S’y ajoutent trois autres tronçons dans le sud du pays : Djondjizoumè Centre-Lokotan (4,317 km), Ouèdèmè-Monoto (9,527 km) et Kessawé-Vèha-Dessa-Cessahoukanmè (10,541 km).
Pour le gouvernement, l’aménagement de cet ensemble s’avère indispensable. Il permettra non seulement de fluidifier la circulation des personnes et des biens, mais aussi de lever un frein au développement local. En validant ce programme, l’Exécutif entend donc poursuivre sa politique de désenclavement et de sécurisation des campagnes, à un moment où la campagne agricole bat son plein et où les besoins de mobilité s’accroissent.











