La course à la succession d’António Guterres connaît un nouveau tournant. Lors du troisième vote indicatif organisé vendredi 18 septembre 2026 par le Conseil de sécurité de l’ONU, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan est arrivée en tête avec neuf avis favorables, cinq défavorables et une abstention d’opinion.
La Costaricienne devance de peu Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, créditée de huit « encourage », six « décourage » et un « sans opinion ». Cette dernière avait pris la première place lors du précédent scrutin, en août.
Huit candidats, dont cinq femmes et trois hommes, sont actuellement engagés dans cette course. Parmi les autres prétendants figurent notamment l’Ougandais Olara Otunnu, l’Argentin Rafael Grossi et l’ancien président sénégalais Macky Sall.
Le vote, organisé à huis clos, reste indicatif. Pour qu’un candidat soit finalement recommandé par le Conseil de sécurité, il devra obtenir au moins neuf voix et ne pas faire face au veto de l’un des cinq membres permanents : États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni.
Le futur secrétaire général sera ensuite soumis à l’Assemblée générale pour approbation. António Guterres doit quitter ses fonctions à la fin de l’année, après deux mandats de cinq ans.
Cette succession intervient alors que l’ONU est confrontée à de nombreuses crises internationales et à de fortes divisions au sein de son Conseil de sécurité. Une nouvelle étape du processus est attendue après le sommet annuel de l’organisation, qui s’ouvre mardi à New York.
Edouard HOUNTONDJI











