Le 11 septembre 2001, les États-Unis basculent dans l’une des journées les plus meurtrières de leur histoire. En moins de deux heures, quatre avions détournés frappent ou s’écrasent sur le territoire américain, faisant plus de 2000 morts, sans compter les 19 terroristes. Vingt-cinq ans plus tard, le souvenir de cette matinée reste profondément ancré dans la mémoire américaine.
Ce matin-là, New York se réveille sous un ciel dégagé. Dans les tours du World Trade Center, des milliers de personnes commencent leur journée de travail. À 7 h 59, le vol American Airlines 11 décolle de Boston à destination de Los Angeles avec 92 personnes à bord, dont cinq pirates de l’air. Peu après 8 h 14, l’appareil cesse de communiquer normalement avec les contrôleurs aériens avant d’être détourné vers New York.
À 8 h 46 min 40 s, le Boeing 767 percute la tour Nord du World Trade Center, entre les 93e et 99e étages. L’impact détruit plusieurs niveaux et rend impraticables les trois escaliers permettant de rejoindre les étages supérieurs. Le carburant provoque d’importants incendies et une épaisse fumée envahit la partie haute de la tour. Beaucoup pensent encore à un accident.
À 9 h 03, le doute disparaît. Le vol United Airlines 175, lui aussi parti de Boston pour Los Angeles avec 65 personnes à bord, s’écrase contre la tour Sud, entre les 77e et 85e étages. Les deux tours sont désormais en feu. Les images diffusées en direct à travers le monde révèlent l’ampleur de l’attaque.
Pendant que les secours tentent d’évacuer les occupants et que pompiers et policiers montent dans les bâtiments, une troisième attaque frappe la région de Washington. À 9 h 37, le vol American Airlines 77, détourné après son départ de Washington-Dulles, percute le Pentagone, siège du département de la Défense.
À New York, la situation devient de plus en plus critique. Dans la tour Sud, de nombreux occupants avaient commencé à évacuer après le premier impact. Environ 3 000 personnes parviennent à quitter le bâtiment avant qu’il ne soit frappé. Après le second impact, deux des trois escaliers deviennent impraticables, mais 18 personnes situées au-dessus de la zone touchée réussissent à s’échapper par le troisième escalier. Dans la tour Nord, les trois escaliers sont rendus impraticables au-dessus de la zone d’impact.
À 9 h 59, la tour Sud s’effondre après avoir résisté moins d’une heure aux conséquences de l’impact et aux incendies. Un immense nuage de poussière recouvre le sud de Manhattan.
À 10 h 03, le vol United Airlines 93 s’écrase dans un champ près de Shanksville, en Pennsylvanie. Après avoir appris par téléphone que d’autres avions avaient été utilisés pour attaquer des bâtiments, plusieurs passagers et membres d’équipage tentent de reprendre le contrôle de l’appareil. Les 40 personnes présentes à bord perdent la vie, mais l’avion n’atteint pas sa cible présumée à Washington.
À 10 h 28, la tour Nord s’effondre à son tour. En quelques minutes, les deux tours emblématiques du World Trade Center disparaissent, laissant derrière elles un paysage de ruines et de poussière.
25 ans après, l’Amérique s’en souvient toujours
Les attentats ont fait 2 977 morts. Parmi les personnes qui ont perdu la vie figurent des employés du World Trade Center, des passagers, des pompiers, des policiers et des secouristes. 343 pompiers et 71 membres des forces de l’ordre ont notamment été tués.
Au moment des attaques, le président américain George W. Bush se trouve en Floride. Informé de la situation alors qu’il participe à une activité scolaire, il est ensuite conduit dans un lieu sécurisé. Dans une allocution prononcée le soir même, il s’adresse à une Amérique profondément bouleversée et promet de retrouver les responsables des attentats.
L’enquête et les renseignements américains désignent rapidement Al-Qaïda, dirigée à l’époque par Oussama Ben Laden, comme l’organisation responsable des attaques. Ben Laden devient alors l’homme le plus recherché par les États-Unis. Les attentats conduisent Washington à lancer une vaste campagne contre Al-Qaïda et à intervenir militairement en Afghanistan.
Vingt-cinq ans plus tard, le 11 septembre reste l’attentat terroriste le plus meurtrier de l’histoire des États-Unis. La journée a profondément modifié le pays, de la sécurité dans les aéroports à la politique étrangère américaine, tout en laissant une empreinte durable dans la mémoire collective.
Mais derrière les décisions politiques, les guerres et les bouleversements géopolitiques, demeure le souvenir d’une matinée qui avait commencé comme une journée ordinaire et qui, en quelques heures, a changé l’histoire des États-Unis et du monde.
Edouard HOUNTONDJI











