Port de Cotonou : un faux « facilitateur » interpellé pour escroquerie

Le Commissariat spécial du port autonome de Cotonou a mis fin à une opération d’escroquerie qui durait depuis plusieurs semaines. Un individu a été interpellé le lundi 31 août 2026 en plein acte, sur l’axe menant au port. Depuis un moment, une rumeur persistante circulait parmi les chauffeurs de poids lourds. Plusieurs d’entre eux dénonçaient…

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Le Commissariat spécial du port autonome de Cotonou a mis fin à une opération d’escroquerie qui durait depuis plusieurs semaines. Un individu a été interpellé le lundi 31 août 2026 en plein acte, sur l’axe menant au port.

Depuis un moment, une rumeur persistante circulait parmi les chauffeurs de poids lourds. Plusieurs d’entre eux dénonçaient un « rançonnement » systématique pour accéder au port sec. Ils accusaient des agents de police de réclamer de l’argent pour faire passer les camions plus vite.

Or, au commissariat, aucun policier n’avait encaissé un franc. Face à ces plaintes répétées, les responsables du commissariat spécial ont compris qu’il s’agissait d’un usurpateur. Un dispositif de surveillance discrète a donc été mis en place.

L’homme opérait sur le tronçon entre le carrefour Caboma et la mosquée de Zongo. Selon les informations, il s’agit d’une zone souvent saturée, où les camions patientent de longues heures avant d’entrer au port. Posté au bord de la route, le suspect abordait les conducteurs bloqués dans les embouteillages. Il se présentait comme un « facilitateur officiel » et comme l’émissaire des forces de l’ordre. Selon lui, il pouvait obtenir un passage prioritaire et rapide pour le port sec.

En échange, il demandait une contribution financière. Il expliquait que l’argent servirait à « la poche des agents » pour accélérer la procédure. Pour beaucoup de chauffeurs pressés, la proposition semblait être la seule solution pour éviter les longues attentes. La hiérarchie policière ne cautionne pas ce type de pratique. Les policiers du port, étrangers à cette comptabilité parallèle, ont décidé d’agir.

Le jour de son interpellation, le suspect a été pris en flagrant délit alors qu’il négociait avec un chauffeur. Il n’avait ni uniforme, ni badge, ni sifflet, ni aucun document officiel. Rien ne prouvait qu’il appartienne aux forces de sécurité.

Placé immédiatement en garde à vue, il devra répondre de ses actes. Une procédure judiciaire a été ouverte au Commissariat spécial du port. Les enquêteurs veulent maintenant comprendre depuis combien de temps il opérait, combien de chauffeurs ont été victimes et ce qu’il faisait de l’argent collecté.

À travers cette interpellation, la police du port veut couper court aux fausses rumeurs et protéger les usagers. Elle rappelle que les procédures d’accès au port sont gratuites en dehors des frais légaux, et qu’aucun agent n’a le droit de demander de l’argent pour faire passer un camion.

Les autorités invitent les chauffeurs et les transitaires à signaler directement au commissariat tout individu qui se réclame de la police pour soutirer de l’argent. Avec ce coup de filet, le Commissariat spécial du port espère dissuader d’autres démarcheurs et restaurer la confiance des acteurs du transport.

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