Le président ivoirien Alassane Ouattara s’est exprimé le jeudi 06 août 2026, à la télévision nationale. C’est à l’occasion de la fête nationale de l’indépendance, célébrée ce vendredi 07 août. Dans son intervention, il a présenté le bilan économique du pays, et annoncé une mesure de grâce à l’endroit de milliers de prisonniers.
« Conformément aux prérogatives que me confère la constitution, j’ai signé deux décrets au titre de la justice. Le premier décret accorde la grâce présidentielle à 2064 détenus et le second décret, une remise de peine à 2597 détenus dont le reliquat de la peine est inférieur à 36 mois. Ainsi, 4661 détenus de droit commun condamnés pour des infractions mineures, recouvreront la liberté très bientôt ».
L’annonce a été faite par le chef de l’exécutif ivoirien lui-même, Alassane Ouattara, dans un message à la nation diffusé à la télévision nationale (RTI) dans la soirée du jeudi 06 août 2026, veille de la célébration du 66eme anniversaire de l’accession à l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Lors de cette adresse, le chef de l’État ivoirien s’est satisfait de l’embellie économique du pays. Il a indiqué que la Côte d’Ivoire maintient l’un des taux de croissance les plus élevés de la région.
Cependant, reconnait-il, cette croissance en chiffre « n’a de sens que si elle améliore concrètement » la vie des Ivoiriennes et Ivoiriens. « C’est pourquoi, nous poursuivrons nos efforts afin de renforcer l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé, à une éducation de qualité, au logement et à des services publics toujours plus performants. Nous continuerons également d’accorder une attention particulière à l’emploi, au pouvoir d’achat des ménages et à la protection des plus vulnérables », a-t-il dit.
Revenant sur la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), il a expliqué que cette réforme, qui vise à parachever la normalisation du système électoral, constitue « une nouvelle étape de notre maturité démocratique ».
Ce discours du Président Alassane Ouattara intervient dans un contexte politique tendu en Côte d’Ivoire, soit plus de 10 mois après sa réélection en 2025 à la tête du pays pour un quatrième mandat. Le scrutin s’était déroulé dans un contexte marqué par l’invalidation, par le Conseil constitutionnel, des candidatures des deux principaux rivaux de l’opposition : Tidjane Thiam, président du PDCI et ancien directeur général de Credit Suisse, écarté en raison d’une ancienne double nationalité, et Laurent Gbagbo, ancien chef de l’État, inéligible du fait d’une condamnation judiciaire. Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Pascal Affi N’Guessan sont également exclus du scrutin
Au pouvoir depuis 2010, Alassane Ouattara (84 ans) est considéré comme l’un des plus vieux dirigeants en exercice sur le Continent africain, derrière le Camerounais Paul Biya (93 ans).











