Coup de tonnerre en Syrie ! Un tribunal syrien a condamné ce mardi 11 août 2026, l’ancien président Bachar el-Assad à la peine de mort par contumace. Il a été reconnu coupable de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité » commis lors de la répression des premières manifestations de 2011.
L’ancien chef d’État, qui a dirigé la Syrie d’une main de fer pendant plus de deux décennies, ne s’est pas présenté à l’audience. Réfugié en Russie depuis la chute de son régime en décembre 2024, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt par contumace émis depuis le 25 septembre 2025.
Selon l’agence de presse étatique Sana, les poursuites portent sur les violentes répressions menées par les autorités en 2011 dans la ville de Daraa. Berceau du soulèvement contre le régime, la ville avait vu émerger d’importantes manifestations pacifiques.
La réponse des forces de sécurité avait été marquée par des arrestations massives, le déploiement de chars, et la coupure des communications. Les ONG estiment que la répression a fait des centaines de milliers de morts et de disparus, et des milliers de détenus victimes de torture.
Le tribunal retient contre Bachar el-Assad les chefs de « meurtre avec préméditation », « incitation au meurtre », « tentative de meurtre », « torture physique et morale ayant entraîné la mort » et « privation de liberté ».
Depuis sa fuite, Bachar el-Assad vit en Russie. Mais sa liberté politique y est fortement restreinte. D’après des sources proches du dossier, les autorités russes lui ont interdit de s’exprimer dans les médias et de mener toute activité politique depuis son arrivée sur leur territoire. Moscou a par ailleurs indiqué qu’il ne procéderait pas à son extradition.
Ce n’est pas la première procédure visant l’ancien président. En 2023, deux juges français avaient délivré un mandat d’arrêt pour complicité de crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans le cadre d’attaques chimiques. Ce mandat avait été annulé en juillet 2025, au motif de l’immunité absolue accordée aux chefs d’État en exercice devant les juridictions étrangères.











