Seize ans après la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, le procès se poursuit devant le tribunal de Cotonou. À l’issue de ses réquisitions, le ministère public a demandé une peine de 30 ans de réclusion criminelle contre Codjo Alofa, tout en sollicitant une requalification des faits et la restitution des restes de la victime à sa famille.
Nouvelle étape dans le procès de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo. Le ministère public a dévoilé, ce mercredi 15 juillet, ses réquisitions devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou, en demandant la condamnation de Codjo Alofa à 30 ans de réclusion criminelle. Selon Bip Radio, le procureur de la République, Olushègun Tidjani Serpos, estime que les éléments débattus au cours des audiences justifient une requalification des faits reprochés au principal accusé en complicité de meurtre avec coauteurs.
Outre cette peine de prison, il a requis une amende de 150 millions de francs CFA et demandé que les restes de la dépouille de Pierre Urbain Dangnivo soient remis à sa famille pour qu’elle puisse lui offrir une sépulture. Le ministère public s’est également prononcé sur le sort du second prévenu. À l’encontre de Donatien Amoussou, il a sollicité une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme après avoir demandé la requalification des faits en escroquerie.
Ces réquisitions interviennent au terme de plusieurs audiences consacrées à l’examen du dossier. Témoignages, confrontations et débats sur les pièces versées à la procédure ont rythmé les échanges. Les plaidoiries des avocats de la défense et des parties civiles ont également mis en évidence les divergences d’appréciation sur les responsabilités des accusés.
Disparu le 17 août 2010, Pierre Urbain Dangnivo était cadre au ministère de l’Économie et des Finances. Son affaire est devenue l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles du Bénin, en raison de sa durée, des nombreuses investigations menées au fil des années et des interrogations persistantes sur les circonstances de sa disparition.
Par ailleurs, il convient de retenir que les réquisitions du parquet ne constituent pas une décision de justice. Il revient désormais au tribunal d’apprécier les arguments des différentes parties avant de rendre son verdict.











