Yves Chabi Kouaro, des hommages à titre posthume !
Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Chabi Kouaro, décédé dans un accident de circulation le jeudi 20 février 2025, à l’entrée de Parakou, continue de recevoir les témoignages des acteurs politiques et cadres béninois. Un deuil national à titre posthume lui sera rendu le 1er mars prochain mais les…
Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Chabi Kouaro, décédé dans un accident de circulation le jeudi 20 février 2025, à l’entrée de Parakou, continue de recevoir les témoignages des acteurs politiques et cadres béninois. Un deuil national à titre posthume lui sera rendu le 1er mars prochain mais les réactions suscitées par le décès de ce « cadre affable », selon le Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, démontrent que le Bénin a perdu une valeur.
Jamais la classe politique béninoise n’a autant fait preuve d’unanimisme sur un sujet.
Qu’ils soient de la majorité présidentielle ou de l’opposition, à l’unanimité, ses leaders politiques ont exprimé leur tristesse et consternation après le décès tragique de Kouaro Yves Chabi, ministre béninois des enseignements secondaire technique et de la formation professionnelle. Morceaux choisis : « cadre affable », « cadre attaché aux idéaux de justice et de progrès », « un héros » etc.
Une fois encore, leur réaction au décès du ministre laisse entrevoit qu’une reconnaissance est due à un cadre passé de vie à trépas.
En gros, l’attentat terroriste, au « Triple Point », le 8 janvier 2025, suivi du décès d’une trentaine de militaires béninois, avait suscité une pelle de réactions tant des leaders de la mouvance que de l’opposition.
Ce qui insinue que dans ces contextes de tristesse si particuliers, tous deviennent compatissants le temps « d’un deuil national », et laissent les égos de côté par arborer des tenues de leaders qui véhiculent la compassion. Doit-on attendre ces périodes de tristesse ou de décès avant de reconnaître aux citoyens méritant leur valeur? Autant ce que font les militaires sur le théâtre de la lutte contre le terrorisme est énorme et mérite qu’on les décore à titre anthume, autant il est temps que le mérite soit reconnu aux cadres « affables », de leur vivant
S’il n’y avait pas eu cet accident du jeudi dernier qui emporta malheureusement le ministre Yves Chabi Kouaro, peu de béninois sauront qu’il incarnait une valeur.