Wilfried Houngbédji : confidences du porte-parole sur son parcours et une offre refusée sous Boni Yayi

Le Secrétaire Général Adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, a partagé, le 13 septembre 2024, à l’Institut Chant d’Oiseaux de Cotonou, son expérience avec la jeunesse. À cette occasion, il est revenu sur l’éducation stricte reçue de son père, qui a contribué à façonner son caractère d’honnête professionnel des médias. Invité à s’exprimer sur…

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Le Secrétaire Général Adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Houngbédji, a partagé, le 13 septembre 2024, à l’Institut Chant d’Oiseaux de Cotonou, son expérience avec la jeunesse. À cette occasion, il est revenu sur l’éducation stricte reçue de son père, qui a contribué à façonner son caractère d’honnête professionnel des médias.

Invité à s’exprimer sur le thème « Renforcer l’éducation familiale de base pour asseoir les valeurs citoyennes de développement », l’ancien élève du collège Père Aupiais a échangé à cœur ouvert avec la jeunesse. En s’appuyant sur son parcours familial et professionnel, Wilfried Houngbédji a dévoilé aux jeunes les principes qui ont forgé sa personnalité, notamment l’honnêteté, l’intégrité et le dévouement. Selon lui, ces principes sont essentiels pour faire de tout individu un citoyen pleinement conscient de ses devoirs et responsabilités vis-à-vis de son pays. Le porte-parole du gouvernement a précisé qu’il avait pris conscience de ces valeurs dès son entrée au collège, et qu’elles se sont encore renforcées durant ses années universitaires. « J’ai été responsable d’amphi à l’université, et je dénonçais les tricheurs. J’ai même rédigé un manifeste intitulé À bas la tricherie. Au fil des années, j’ai affiné ces principes, car je crois qu’il s’agit de qualités et de valeurs essentielles », a-t-il confié, selon des propos rapportés par Crystal News. « 20 ans de journalisme politique » « J’ai fait 20 ans de journalisme politique et je peux vous le dire, la main sur le cœur : il n’y a pas un homme politique béninois qui pourrait affirmer m’avoir donné 100 000 francs pour écrire en sa faveur ou contre un adversaire. Il n’y en a pas. Et ils m’ont toujours respecté, sauf aujourd’hui. Je suis honnête, je le revendique, et c’est pourquoi parfois, en lisant certaines choses, on peut être frustré », a déclaré l’ancien journaliste. Wilfried Houngbédji a également confié que son honnêteté l’avait poussé à refuser un poste au Palais présidentiel sous l’ancien Président Yayi. « On m’a appelé au palais pour me proposer un poste, mais j’ai refusé. Pourtant, je savais qu’un jour, j’occuperais une fonction à la Présidence de la République », a-t-il expliqué, avant de conclure : « Pour le Bénin, je suis prêt à donner ma vie. » Wilfried Houngbédji attribue ce parcours exemplaire en grande partie à l’éducation stricte reçue de son père. « J’ai eu une éducation rigide. J’ai l’habitude de dire que mon père ne m’a pas éduqué, il m’a dressé. (…) Je crois que nous naissons tous avec une part de bien. Je crois aussi que, quel que soit leur comportement, nos parents nous aiment de tout leur cœur, même s’ils ont mille façons de l’exprimer », a-t-il conclu.

 

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