‎Umaro Sissoco Embalo proroge son mandat de 9 mois, la CEDEAO en mission de paix à Bissau

La président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo a prorogé son mandat qui devrait s’achever le 27 février dernier, de 9 mois. L’opposition appelle à la paralysie..

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La président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo a prorogé son mandat qui devrait s’achever le 27 février dernier, de 9 mois. L’opposition appelle à la paralysie du pays depuis la semaine écoulée. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest CEDEAO, a dépêché une mission à Bissau pour tenter de trouver un dialogue entre le président et ses opposants.

En effet, le président de la Guinée-Bissau a déclaré dimanche dernier que les élections présidentielle et législatives se tiendraient le 30 novembre 2025, alors que la date de la fin de son mandat fait l’objet de contestations de la part de l’opposition. Pour cette dernière, son mandat se termine jeudi dernier. M. Embalo a prêté serment pour un mandat de cinq ans le 27 février 2020. Pendant que son élection était contestée par le chef de l’opposition et ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira, la communauté internationale a fini par approuver les résultats des urnes. Les incompréhensions entre les autorités bissau-guinéennes et l’opposition qui appelle à la paralysie du pays ont obligé la mission de haut niveau de la CEDEAO, dépêchée, à s’y rendre dimanche. Elle a reçu mardi, les leaders de plusieurs partis pour tenter de renouer le dialogue politique dans le pays. ‎ ‎La rencontre, a duré plus de deux heures. Elle a eu lieu entre le leader du parti du travail de Guinée-Bissau El Hadji Botche Cande, le leader du parti de la rénovation sociale Félix Nandungue et la délégation de la CEDEAO, a constaté un correspondant de l’AFP. « La CEDEAO est venue écouter. Nous leur avons expliqué la situation politique que traverse le pays et les efforts en cours en vue de trouver une solution consensuelle », a déclaré à la presse Félix Nandungue. ‎La CEDEAO « n’est pas intéressée de voir la Guinée-Bissau toujours dans des crises; elle est venue nous appuyer afin que nous nous entendions sur l’essentiel », a poursuivi M. Nandungue. « Le président (Umaro Sissoco) Embalo a fixé la date des élections générales au 30 novembre, nous allons nous préparer pour cela », a-t-il affirmé. ‎ ‎ ‎Par le biais d’un communiqué diffusé mardi, M. Pereira a exigé que les partenaires de Bissau cessent après cette date de considérer le président Embalo comme représentant légitime de l’État bissau-guinéen. La mission de la CEDEAO n’est pas parvenue à trouver un consensus pour les protagonistes de la crise qui vient de naître. De son côté, le président Embalo a quitté le pays pour une visite en Russie.

 

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