Tunisie : l’opposant Rached Ghannouchi, 84 ans, condamné à la prison à perpétuité

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 2 juin 2026, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, à la réclusion à perpétuité. C’est dans le cadre de l’affaire dite du « dispositif secret » du parti. Le Chef du parti islamiste tunisien Ennahda,…

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La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 2 juin 2026, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, à la réclusion à perpétuité. C’est dans le cadre de l’affaire dite du « dispositif secret » du parti.

Le Chef du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, a été condamné à la prison à perpétuité. Le verdict a été rendu ce mardi 2 juin 2026 par le tribunal de première instance de Tunis.

L’opposant âgé de 84 ans, est accusé d’avoir monté un « appareil sécuritaire secret » au service du parti, qui a dominé la politique tunisienne pendant plus d’une décennie à partir de 2011.

Concrètement, il lui est reproché d’avoir participé à la constitution d’un groupement terroriste et d’avoir mis à disposition des moyens et des compétences au profit de cette organisation présumée.

Dans cette affaire, Rached Ghannouchi n’est pas le seul à avoir été condamné. Plusieurs autres responsables du parti islamiste Ennahda, ont été aussi écroués. C’est le cas de l’ancien officier de l’armée Kamel Ben Bedoui, condamné à la perpétuité plus trente-deux ans.

40 ans supplémentaires

À noter que ce n’est pas pour la première fois que l’ancien Chef du parlement tunisien, Rached Ghannouchi, incarcéré depuis 2023, a des ennuis avec la justice tunisienne. Avant mardi, il avait déjà été condamné à plus de quarante ans de prison, notamment pour « complot contre la sûreté de l’Etat ». Après le prononcé du verdict, l’opposant avait dénoncé un procès expéditif, estimant que son jugement « manquait des conditions de justice les plus élémentaires ».

Ces condamnations interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu en Tunisie. Depuis le coup de force du président Kaïs Saïed, du 25 juillet 2021, par lequel il s’est octroyé les pleins pouvoirs, opposition et société civile déplorent un recul des droits et libertés dans le pays qui fut le berceau des « printemps arabes » en 2011.

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