Togo : un ministre suspendu de son parti après sa nomination dans le nouveau gouvernement

Au Togo, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a vivement réagi à la nomination de Joseph Koamy Gloékpo Gomado au poste de ministre de l’Aménagement et du Développement des Territoires. Il a été suspendu de ses fonctions fédérales et centrales au sein du parti. Mercredi dernier, Joseph Koamy Gloékpo Gomado a officiellement pris les rênes…

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Au Togo, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a vivement réagi à la nomination de Joseph Koamy Gloékpo Gomado au poste de ministre de l’Aménagement et du Développement des Territoires. Il a été suspendu de ses fonctions fédérales et centrales au sein du parti.

Mercredi dernier, Joseph Koamy Gloékpo Gomado a officiellement pris les rênes du ministère de l’Aménagement et du Développement des Territoires. Selon l’ANC, cette nomination « relève entièrement de l’initiative et de la responsabilité individuelles, personnelles et solitaires de l’intéressé ». Le parti a indiqué avoir appris par les ondes la nomination de celui qui est membre de son bureau national et a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire à son encontre. « L’ANC déplore et condamne le comportement de M. Joseph Koamy Gloékpo GOMADO, qui a succombé au chant des sirènes en rejoignant le camp de l’oppresseur. Ce faisant, il rompt avec le parti qui l’a désigné pour le représenter à la Commune de Golfe 1 », a laissé entendre le président du parti, Jean-Pierre Fabre dans son communiqué. Lire aussi: [Union Africaine : l’ex ministre Marie-Odile Attanasso du Bénin candidate à un poste (détails))>https://www.linvestigateur.info/?Union-Africaine-l-ex-ministre-Marie-Odile-Attanasso-du-Benin-candidate-a-un&var_mode=calcul] « En tournant ainsi le dos à ses engagements envers le parti, M. Gomado commet une faute lourde, passible de sanctions. Une procédure disciplinaire conséquente est donc ouverte contre M. GOMADO pour permettre au Bureau National de prononcer formellement à son encontre, l’une des sanctions prévues par les statuts et comprenant l’exclusion définitive », a-t-il ajouté. L’ANC estime que « les coups politiques, les débauchages, les achats de consciences, la corruption » « ne construisent pas le pays « qui a plutôt besoin de vision, de cohérence et de rigueur pour assurer son développement ».