Terrorisme au Bénin : des officines de déstabilisation et des administrateurs WhatsApp dans le collimateur du régime

Les administrateurs de groupe WhatsApp sont invités à veiller aux différentes publications qui se font dans les communautés sociales auxquelles ils appartiennent, au risque de tomber sous le coup de la loi. C’est un appel du gouvernement qui intervient au lendemain de l’attaque terroriste du 17 avril dernier et qui a fait 54 morts dans…

1 minute

Temps de lecture

wilfried_houngbedji_7-18-2.jpg

Les administrateurs de groupe WhatsApp sont invités à veiller aux différentes publications qui se font dans les communautés sociales auxquelles ils appartiennent, au risque de tomber sous le coup de la loi. C’est un appel du gouvernement qui intervient au lendemain de l’attaque terroriste du 17 avril dernier et qui a fait 54 morts dans le rang des soldats béninois.

En effet, après cette attaque terroriste, des images macabres ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant les corps des soldats béninois tués ainsi que d’autres équipements saisis par les terroristes. Pour le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, ces images ne sont pas de natures à être relayées. C’est pourquoi, il en appelle à la responsabilité des administrations de groupes qui doivent veiller à ce que ces genres d’images ne passent pas par leurs canaux. «Quand vous êtes administrateur de groupe, vous êtes responsable de ce qu’on publie. Et quand c’est publié et que vous ne réagissez pas, c’est que vous êtes complice. Si vous n’êtes pas acteur donc un djihadiste d’une certaine façon, vous êtes complice de laisser faire ça», a-t-il indiqué récemment, lors d’une émission spéciale diffusée sur la télévision nationale. Wilfried Léandre Houngbédji a profité de cette occasion pour faire des révélations troublantes. Selon lui, les personnes qui ont l’habitude de relayer ces images macabres, travaillent au sein des officines ayant «beaucoup d’argent», et qui ont un plan d’action politique bien défini en 2025 : «la déstabilisation du Bénin», avec l’aide de béninois vivant à l’intérieur comme à l’extérieur. «Mais nous savons, et c’est aussi pour ça que nous faisons front, nous ne capitulerons pas. Nous avons à défendre nos enfants et notre pays, n’en déplaise aux gens …», a-t-il déclaré avec gravité

 

À propos de l'auteur