« Cette forfaiture ne restera pas impunie » : le Président Talon déjà en action ?

« Le cœur » de la République a failli être touché dimanche le 7 décembre dernier, par un groupe de soldats avides de pouvoir ou..

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« Le cœur » de la République a failli être touché dimanche le 7 décembre dernier, par un groupe de soldats avides de pouvoir ou manipulés. En prenant les armes, ils ont décidé d’en découdre avec le Président de la République Patrice Talon dont le domicile a essuyé des tirs à l’arme lourde. Objectif : faire chuter son régime.

Dans la soirée du dimanche 7 décembre 2025, triste journée de coup d’Etat déjoué, le Chef de l’Etat Patrice Talon a laissé entendre en direct sur la télévision nationale : « cette forfaiture ne restera pas impunie ». Une phrase forte qui frissonne dans les têtes, laissant présager d’un lendemain douloureux pour ceux et celles qui, d’une part, sont soupçonnés dans cette entreprise de bas étage et pour ceux et celles qui, à travers des publications, ont tendance à faire l’apologie du crime d’autre part. En conférence de presse le mercredi 10 décembre, le Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a sonné le tocsin. « Que ceux qui ont jubilé lors de cette attaque barbare qui n’est pas allée loin, ou ont fait l’apologie du coup d’Etat raté semble-t-il, ne soient pas surpris d’être traqués ». En effet, l’ancien journaliste a annoncé la couleur pour situer à peu près l’opinion sur ce qui attend les jouisseurs de ce coup d’Etat foireux. Dans la même dynamique peut-être ou par pure coïncidence, l’interpellation ce vendredi de l’ancien ministre de la défense et ex-allié du régime, Candide Azannaï, dresse le lit, en attendant des clarifications officielles, à des interrogations. Pourquoi l’interpellation du président du parti Restaurer l’Espoir (RE) et autoproclamé président de la Résistance Nationale ? Que lui reproche-t-on ? Son interpellation qui intervient au lendemain du coup d’Etat déjoué a-t-elle de lien avec l’entreprise des soldats en pleine aventure le dimanche 7 décembre dans Cotonou ? Hasard de calendrier ou pure coïncidence ? Cette taraude les esprits des uns et des autres d’autant plus que le même jour de l’interpellation de Candide Azannaï, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), a délivré des mandats d’arrêt internationaux contre Kemi Seba et Sira Korogone Sabi. L’un dans l’autre, aucune réponse pour l’instant à ces différentes questions. Acteur politique et ancien ministre, Candide Azannaï est connu pour ses prises de positions et ses critiques vertement à l’endroit de ses anciens alliés. Certes, les mobiles de son arrestation ne sont pas encore connus mais on est curieux de savoir si le Chef de l’Etat a d’ores et déjà mis à exécution, cette forte phrase : « cette forfaiture ne restera pas impunie ». Si tel est le cas, d’autres têtes risquent alors de tomber dans les heures et jours à venir en attendant l’interpellation et l’extradition du cerveau présumé du coup d’Etat, le lieutenant-colonel Pascal Tigri.

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