Talon, Djènontin contre-attaque une phrase prononcée par le président au cours de sa tournée
Les phrases phares, prononcées par le président de la République, Patrice Talon au cours de la première phase de sa tournée nationale continuent de susciter..
Les phrases phares, prononcées par le président de la République, Patrice Talon au cours de la première phase de sa tournée nationale continuent de susciter de polémiques. A plus forte raison, celle relative à la «non circulation de l’argent dans le pays».
« L’argent ne circule pas dans le pays ». C’était l’ironie du chef de l’Etat, Patrice Talon qui voulait convaincre au cours de sa tournée, ses interlocuteurs à admettre que c’est plutôt « l’argent de la corruption », volé qui entre-temps ne circule plus du fait de la fermeture des vannes par son régime.
Mieux, le président dira que les agents permanents de l’Etat sont payés et ont régulièrement leur salaire. Une opinion contraire à celle de l’ancien ministre de la justice Valentin Djènontin qui pense autrement. Selon l’opposant en exil, « l’argent ne circule plus », parce que la lutte contre la corruption a été corsée et beaucoup de sociétés appartenant à des nationaux ont dû mettre la clé sous le paillasson, semble dire l’ancien ministre.
Mais pour relativiser, il dira que dans le même temps, il est difficile de dire avec exactitude, le montant du salaire des ministres, députés et directeurs de sociétés. Une manière de vouloir insinuer que la lutte contre la corruption est à double vitesse.
Plus loin l’ancien député Valentin Djènontin évoque « l’affaire de disparition de milliards » pour laquelle l’ex-régisseur Carlos Adohouannon est en prison à Missérété.
Pour clore sa thèse, l’opposant a renchéri : « l’argent ne circule plus », parce que les réformes mis en place ont conduit à la perte de l’emploi de bon nombre de Béninois: « Cas des employés de cajaf common, sociétés de télécommunications, des sociétés et offices du MAEP (Carder, sonapra, CAIA, etc.), Sonacop, les banques, etc »
Une frange de la société active dont l’apport dans l’économie est non négligeable, a conclu l’ancien ministre.