« Talon a mis la barre haut, il faut assurer la progression », Blaise Ahouantchédé sur la candidature de Wadagni

Le choix de Romuald Wadagni, ministre d’État, de l’économie et des finances, en charge de la coopération, comme dauphin du président Patrice Talon à la..

3 minutes

Temps de lecture

Le choix de Romuald Wadagni, ministre d’État, de l’économie et des finances, en charge de la coopération, comme dauphin du président Patrice Talon à la présidentielle d’avril 2026 continue de susciter des réactions. Invité de l’émission « Entretien du dimanche » de ce 14 septembre 2025, Blaise Ahouantchédé, président d’Afrik Créances, une Institution financière régionale spécialisée dans le domaine de l’intermédiation en opérations bancaires et non bancaires, a livré ses impressions sur le candidat de la mouvance présidentielle.

« Romuald Wadagni, je le connais, on a des points en commun, un parcours similaire. J’ai été formé à Harvard comme lui. Et pour nous qui sommes issus de cette école-là, c’est un choix qu’il faut saluer », a réagi d’office l’ancien DG du GIM-UEMOA. Blaise Ahouantchédé a salué les prouesses réalisées ces 9 dernières années sous le régime de la rupture. « Le président et son Gouvernement ont posé des bases de développement, qu’on voit de par les investissements publiques : la zone industrielle, la santé, la microfinance, les infrastructures socio-économique et culturelles », a-t-il déclaré. Le président d’Afrik Créances a affirmé que tout cela, n’aurait jamais pu être possible sans la rigueur du président Talon qu’il qualifie de très « exigeant », mais aussi sans l’intelligentsia de Romuald Wadagni qui, selon lui, se trouve à la tête d’un ministère qu’« il n’est jamais facile de diriger ». Pour le fonctionnaire international, il faut quelqu’un qui incarne cette dynamique de progrès. « Et le président a dû regarder celui qui peut faire le job. C’est pourquoi il a choisi Romuald Wadagni », a-t-il déclaré avant d’ajouter que « le président Patrice Talon a tellement mis la barre haut, qu’il faut aujourd’hui assurer cette progression dans les 5, 10 prochaines années ». « Ce n’est jamais un problème de s’endetter » À son passage sur Eden TV, le diplômé de la prestigieuse université américaine, Harvard, a placé un mot sur l’état de la dette publique au Bénin. En effet, si plusieurs Béninois constatent avec émerveillement les avancées du pays au cours de ces dernières années, ils dénoncent cependant le poids de la dette sur le pays. Mais pour Blaise Ahouantchédé, Architecte de l’innovation financière en Afrique, il n’y a pas péril en la demeure. « Quand je regarde un peu les chiffres du Bénin, je ne peux pas dire qu’on est trop endetté. On n’a pas dépassé la norme communautaire. Nous sommes en deçà. 53, 54%, ce n’est pas beaucoup comparativement à des pays qui sont à 120% par rapport au PIB », a-t-il clarifié. Et d’ajouter : « Ce n’est jamais un problème de s’endetter. Le plus important pour nous c’est de savoir si nous avons une bonne signature et que nous pouvons continuer à nous endetter de manière indéfinie jusqu’à des générations, dans 100 ans. Mais ça, pour le faire, il faut maintenir un niveau de gestion en respectant toute l’orthodoxie nécessaire à la gestion de la chose publique et c’est le cas du Bénin. En tout cas, pour ce que je vois », a-t-il conclu.

Documents joints

À propos de l'auteur