Après avoir purgé l’intégralité de sa peine de deux ans de prison, le cyberactiviste béninois Steve Amoussou a recouvré sa liberté. Condamné par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), des faits reprochés au béninois chroniqueur, souvent rattaché au compte « Frère Hounvi », suivi par au moins 75 000 abonnés, sont entre autres, le « cyberharcèlement et l’incitation à la révolte ». Désormais libre de ses mouvements depuis le jeudi 20 Août 2026, l’activiste se projette sur son avenir. « Je vais essayer de faire ce que j’ai toujours fait, c’est-à-dire observer, analyser, comprendre et expliquer », a-t-il déclaré dès sa sortie de prison à Rfi. Alors question : va-t-il reprendre avec ses chroniques dans lesquelles il vitriolait le régime défunt jusqu’à son arrestation en avril 2024 à Lomé ? Cette question est partagée par nombre de béninois. D’une part, pour certains dont Wilfried Houngbédji, ancien secrétaire général adjoint du gouvernement défunt devenu ministre porte-parole, de l’actuel gouvernement, le talentueux chroniqueur devrait mettre son savoir-faire au service de la nation. D’autre part, il faut aussi se demander si le gouvernement serait prêt à l’accueillir dans sa voie de reconversion.
Arrêté à Lomé le 12 avril 2024, par un groupe de personnes venues de Cotonou, avec une « brutalité inouïe », à en croire son conseil, avant d’être rapatrié au Bénin, Steve Amoussou est rattaché, à tort ou à raison, aux chroniques qui pourfendaient le gouvernement de l’ancien président Patrice Talon.
Dans cette affaire, il a été poursuivi et pour harcèlement et incitation à la révolte par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), qui l’avait reconnu coupable et condamné à 2 ans d’emprisonnement ferme et 2 millions de francs CFA d’amende.











