Réunis ce dimanche 19 juillet 2026 à Freetown en Sierra Léone, les Chefs d’Etats représentant les 12 pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont pris des décisions majeures pour la vie de l’organisation sous régionale.
Le 69e Sommet ordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO a été sanctionné par deux grandes décisions phares. Dans un premier temps, Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal est officiellement désigné pour prendre la présidence de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO pour un mandat d’un an. Il succède au Sierra Leonais Julius Maada Bio, qui dirige l’organisation depuis le 22 juin 2025 à la suite du nigérian Bola Tinubu.
Dans un second temps, le Général Birame Diop a été porté à la tête de la Commission de la Cédéao. Ancien ministre de la Défense du Sénégal, Chef d’État-Major Général des Armées et ancien Conseiller militaire auprès du Secrétaire général des Nations Unies, le nouveau président de la Commission de la Cédéao est une personnalité bien connue sur la scène continentale et internationale.
Fort de sa rigueur, il a bénéficié de la confiance des Chefs d’Etat pour porter les destinées d’une Commission hautement stratégique. Selon les informations, sa prise de fonction est fixée au 1er septembre 2026 au siège de l’institution à Abuja, au Nigeria.
Des défis à relever
L’arrivée du président Bassirou Diomayé Faye et de son compatriote, Birame Diop, respectivement à la tête de la présidence et de la Commission de la Cédéao intervient dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, les tensions institutionnelles et la nécessité de renforcer la cohésion interne de l’organisation. Le nouveau président de l’institution sous régionale ouest africaine aura donc la lourde responsabilité de contribuer à proposer des solutions concrètes pour endiguer ces maux.
Pour Omar Alieu Touray, il faut adopter un « Pacte pour l’avenir », qui va fixer des objectifs, dont entre autres, l’intégration du marché régional de l’énergie d’ici 2035 ; l’augmentation du commerce intrarégional à 40 % d’ici 2035 ; la création d’un marché numérique unique en 2030 ; le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans les États membres sans oublier le renforcement de l’autonomie financière de la Cédéao.
Des défis auxquels le successeur de Julius Maada Bio semble pleinement conscient. En effet, en prenant les rênes de l’Organisation ce dimanche, le président sénégalais a appelé à renforcer la coopération entre les États membres et à accélérer la mise en place de la force régionale de lutte contre le terrorisme. Devant ses homologues, il a également plaidé pour une Cédéao plus autonome financièrement et plus solidaire face aux crises qui secouent l’Afrique de l’Ouest.
Organisation régionale visant à promouvoir l’intégration économique, la stabilité politique et le développement durable en Afrique de l’Ouest, la Cédéao, faut-il le rappeler, compte au total 12 pays membres suite au retrait officiel en janvier 2025, du Burkina Faso, le Mali et le Niger, trois pays dirigés par des militaires.











