Sénégal : le Pastef de Sonko menace de saisir la justice (la raison)

Au Sénégal, le parti, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, dénonce une interdiction de ses activités à Tivaouane et menace de saisir la justice. A en croire le communiqué publié hier, dans le cadre de ses activités, un officier de police…

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Ousmane Sonko

Au Sénégal, le parti, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), du président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, dénonce une interdiction de ses activités à Tivaouane et menace de saisir la justice. A en croire le communiqué publié hier, dans le cadre de ses activités, un officier de police aurait contacté les organisateurs par téléphone pour leur signifier que le préfet du département leur demandait de « trouver un lieu privé », le terrain choisi ne pouvant, selon lui, accueillir une manifestation.

Pour la section communale de Pastef à Tivaouane, l’injonction n’est ni plus ni moins qu’une entrave aux activités politiques du parti.  Par le biais du communiqué publié ce samedi 18 juillet, les responsables du parti ont été directs. Ils affirment avoir été empêchés de tenir la cérémonie de lancement de leurs opérations de vente de cartes d’adhésion sur le site initialement retenu.

Il est vrai disent-ils, qu’ils n’ont pas reçu de notification officielle de la décision. Mais ils rappellent que la liberté de manifestation est garantie par la Constitution tout en dévoilant le mécanisme prévu pour une interdiction dans des conditions strictement encadrées par la loi.

« Une interdiction de manifester ne peut être légalement prononcée que si l’autorité administrative démontre les deux conditions cumulatives suivantes : l’existence de risques réels de troubles à l’ordre public et un déficit d’effectifs des forces de défense et de sécurité pour encadrer et sécuriser la manifestation », soutiennent-ils.

Ils veulent maintenir la cérémonie sur les lieux c’est-à-dire, le terrain situé en face de la préfecture de Tivaouane, en l’absence d’un arrêté préfectoral notifié par écrit, interdisant les activités.

Si une décision formelle d’interdiction leur était notifiée, ils prévoient saisir les juridictions compétentes afin de contester la démarche qui paraît à leurs yeux, un « abus de pouvoir d’un préfet qui veut exécuter une commande politique ».

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