Sénégal : la Cour des comptes révèle plusieurs manquements dans la gestion du régime de Macky Sall

La Cour des comptes du Sénégal a publié ce mercredi 12 février 2025, un rapport qui révèle des anomalies dans la gestion des finances publiques au cours des cinq dernières années. Les investigations ont été menées sur la gestion de l’argent public entre 2019 et le mars 2024. Les conclusions révèlent de nombreux écarts et…

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La Cour des comptes du Sénégal a publié ce mercredi 12 février 2025, un rapport qui révèle des anomalies dans la gestion des finances publiques au cours des cinq dernières années.

Les investigations ont été menées sur la gestion de l’argent public entre 2019 et le mars 2024. Les conclusions révèlent de nombreux écarts et manquements. Elles remettent en cause les chiffres du régime de Macky Sall sur notamment la dette et le déficit budgétaire. «L’encours total de la dette de l’administration centrale budgétaire s’élève à 18.558,91 milliards de FCFA, au 31 décembre 2023, et représente 99,67% du PIB», un taux «supérieur» au montant annoncé par le précédent régime. La Cour dit avoir constaté «des discordances sur l’encours de la dette publique, des anomalies dans les surfinancements (de projets opérés par l’Etat) et des manquements dans la gestion de (ses) dépôts» bancaires. Elle indique aussi l’existence d’une «dette bancaire importante contractée hors circuit budgétaire» et «non retracée dans les comptes de l’Etat» et des «tirages sur ressources extérieures supérieurs à ceux affichés» par l’ancien gouvernement. Le rapport révèle d’autres manquements graves en matière de gestion des finances publiques dont des dépenses autorisées en dehors du circuit du Trésor public avec la création de comptes spéciaux, des transactions qui ne respectent pas la réglementation comme une vente de bâtiments appartenant à l’État, et ensuite loué à l’État. La situation catastrophique des finances publiques annoncée par le Premier ministre Ousmane Sonko, est donc confirmée. La Cour des comptes précise que les faits décrits dans le rapport sont «présumés constitutifs de fautes de gestion, de gestions de fait ou d’infractions à caractère pénal». Ils «feront l’objet, le cas échéant, de déférés, de référés ou de déclarations provisoires de gestion de fait».