La ministre-conseillère à l’Enseignement Supérieur et à la recherche scientifique, Sèdami Mèdégan Fagla, reçue sur l’émission « Entretien Grand Format » de Bip Radio le dimanche 06 avril 2025, a donné plus d’explications sur l’altercation qu’elle a eue avec un policier dans l’exercice de ses fonctions, lors des élections communales de 2020.
Elle a déclaré qu’elle ne regrette pas cet épisode. Ces propos « A nan payé djin wè », autrement dit : « tu vas le payer forcément », ont été unanimement condamnés par plusieurs Béninois. L’ancienne députée de la 15ème circonscription électorale a signifié qu’elle a été “ molestée par un policier’. “ N’eut-été mon garde du corps, il allait me taper. Je ne lui ai rien fait ”, a -t- elle ajouté. “Pour mon parti, j’étais superviseure de la région avec le badge et tout ce qu’il faut. Et dès que je suis rentrée dans l’école, il a commencé à me suivre. C’était déjà bizarre, mais je n’ai même pas réagi. Il commence à me dire qu’est-ce que vous faites là ? Je suis superviseure et il faut voir si les équipes sont là. Je suis en train de faire la tournée pour le compte de mon parti. Et il commence à me dire des mots que je ne veux pas répéter ici”, a-t-elle poursuivi. Elle a par la suite expliqué que ce fonctionnaire de police a sorti son téléphone et à commencer à la filmer. “ Il sort son téléphone de la poche et il commence à me filmer. Et j’ai dit, mais pourquoi vous me filmez ? Et donc, moi-même, je prends mon téléphone pour le filmer. Il se jette sur moi avec une violence”, a-t-elle expliqué. Sèdami Mèdégan Fagla a fait savoir qu’elle aurait pu se défendre physiquement mais elle ne l’a pas fait. “ J’aurais pu me battre avec lui. Je ne l’ai pas fait. Qu’-est-ce qu’on aurait dit ? Elle a tapé un homme. Ou c’était verbalement, ou c’était physiquement”, a-t-elle indiqué avant de préciser : “quand il s’est jeté sur moi, mon garde du corps s’est interposé. Et de colère, je l’ai insulté. Vous allez me reprocher cela aussi ? Tout le monde me parle de ça. Au moins, on me connait pour ça. J’assume totalement”. Elle a par ailleurs affirmé que si elle croisait le policier aujourd’hui, elle dirait ceci : “Je ne suis même pas capable de le reconnaitre. Je vais rigoler. Je vais dire, bah dis donc, voilà, le temps est passé. On a d’autres chats à fouetter. Pour moi, c’est passé”. Elle a souligné qu’elle n’éprouve aucune colère envers lui, qu’elle regrette seulement d’avoir été agressée. Elle dit qu’elle ne se considère jamais comme victime.















