L’escalade des tensions au Sahel (Niger, Burkina Faso, Mali) et dans d’autres parties du globe préoccupe le Bénin. Le ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a profité de la 79e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, le samedi 27 septembre 2024, pour aborder ces questions cruciales.
À la tribune des Nations Unies, Olushegun Adjadi Bakari a évoqué la situation sécuritaire alarmante au Sahel, notamment l’intensification de la polarisation et la persistance des crises. Une situation qui, selon le ministre, menace de saper la cohésion mondiale et compromet l’avenir de l’humanité. Le représentant de la délégation béninoise a fait remarquer que le Sahel est tout autant concerné par cette situation déplorable que d’autres régions en crise, telles que le Soudan, l’Ukraine, la mer de Chine ou le Moyen-Orient. Selon lui, les conflits qui éclatent dans ces zones mettent inévitablement en péril la paix et compromettent la stabilité mondiale. Lire aussi: [Mali :Assimi Goïta ordonne des mesures de sécurité accrues à l’aéroport après une attaque))>https://www.linvestigateur.info/?Mali-Assimi-Goita-ordonne-des-mesures-de-securite-accrues-a-l-aeroport-apres&var_mode=calcul] Le ministre Olushegun a également rappelé que la région sahélienne, en particulier, est aujourd’hui le théâtre de tensions grandissantes, exacerbées par des décisions prises sans le consentement des Africains. Plus grave encore, « certaines forces extérieures cherchent à importer leurs rivalités géopolitiques dans notre région », a-t-il affirmé, ajoutant que ces ingérences alimentent le terreau du terrorisme. C’est pourquoi le Bénin « condamne sans réserve » ces ingérences. « Le Bénin dénonce fermement toute tentative de faire du Sahel un nouvel épicentre de luttes géopolitiques », a déclaré avec force le chef de la diplomatie béninoise. Olushegun Adjadi Bakari a saisi l’occasion de son intervention pour réitérer l’engagement ferme du Bénin, aux côtés des autres nations, à lutter contre le terrorisme en Afrique. Pour lui, « aucune cause ne peut justifier la terreur, la souffrance et la destruction qu’elle provoque » à travers le monde.















