La cour constitutionnelle a tranché et chacun est désormais fixé. Dans la décision 20-622 du 05 novembre 2020, Joseph Djogbenou et ses collègues ont assuré que Sacca Lafia n’a pas violé la constitution en tenant des propos de guerre lors des législatives de 2019.
Pendant la campagne électorale, alors que les ténors de l’Union progressiste étaient en meeting politique à Parakou, le ministre de l’intérieur et de la sécurité publique a déclaré : «je veux vous dire ceci, ceux qui promettent de brûler tout seront brûlés les premiers, ceux qui promettent de tout casser auront des fractures multiples car notre pays est un Etat de droit. Le gouvernement à la responsabilité de protéger les citoyens». Un citoyen a saisi la Cour constitutionnelle pour faire condamner les propos d’un ministre de la République. Mais le 5 novembre dernier, selon les informations de Banouto, la haute juridiction a donné son verdict qui est d’ailleurs sans appel. Le ministre candidat n’a pas violé la constitution.| Lire aussi: Côte d’Ivoire: récit d’un proche de Soro sur la rébellion qui a ramené Ouattara au pouvoir |















