Routes au Bénin : « nous avons déjà fait plus de km, que ce qui a été fait 56 ans avant », Wilfried Houngbédji

À moins d’un an de la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président Patrice Talon, c’est l’heure du bilan. Sans vouloir se répéter, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est encore prêté à l’exercice, ce samedi 26 juillet 2025, au détour de son passage sur ESAE TV. Face à son contradicteur, Me…

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À moins d’un an de la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du président Patrice Talon, c’est l’heure du bilan. Sans vouloir se répéter, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est encore prêté à l’exercice, ce samedi 26 juillet 2025, au détour de son passage sur ESAE TV.

Face à son contradicteur, Me Renaud Agbodjo, Wilfried Léandre Houngbédji a livré, comme à son habitude, une intervention concise mais suffisamment dense pour éclairer le citoyen lambda sur les efforts réalisés par le gouvernement depuis 2016, pour le mieux-être des béninois. En effet, de la construction des infractions routières à la disponibilité de l’eau potable en passant par l’électricité, aucune commune du Bénin n’est laissée-pour-compte, rassure Wilfried Houngbédji. « De 1960 à 2016, au Bénin, nous avions 2000 et poussière kilomètres de routes bitumées, la plupart en mauvais état sinon, dégradées. De 2016 à 2023, nous avons déjà fait plus 3000 kilomètres de routes, beaucoup plus que ce qui a été fait 56 ans avant, malgré toutes les dettes contractées. L’eau potable au Bénin, d’après les chiffres de 2015, début 2016, c’était 42 béninois sur 100 qui avaient accès à l’eau potable ; dans beaucoup de nos localités, les systèmes d’adductions d’eau potable étaient en panne. De 2016 à maintenant, nous sommes à 80% d’accès à l’eau potable. En 2016, au Bénin, il y avait 7000 lampadaires publics qui fonctionnaient. Aujourd’hui, vous avez au moins 130 milles lampadaires publics qui fonctionnent dans le Bénin. Aucune commune n’a été épargnée », a déclaré le porte-parole du gouvernement. Lors de l’émission, son contradicteur, Maître Agbodjo, a fustigé son discours, affirmant qu’il ne reflète pas le quotidien des béninois. Selon lui, la qualité de vie d’une population ne se mesure pas au nombre de kilomètres de route construit mais plutôt à l’indice de développement humain basé sur le triptyque : santé-éducation-sécurité alimentaire. Ainsi, se fondant sur le dernier rapport de l’Union africaine sur l’agriculture et l’alimentation, l’avocat de l’opposition dresse un tableau noir du quotidien des ménages sous l’actuel régime. « En 2015, le taux de scolarisation au primaire était de 96%. En 2024, ça a chuté à 84%…26% des ménages au Bénin sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire dont 1, 9% sont en situation d’insécurité alimentaire sévère », a-t-il indiqué. « Le porte-parole du gouvernement a beau dire que le régime de la rupture a construit 3000 kilomètres de route, mais le souci des béninois se trouve ailleurs », conclut le conseiller juridique du principal parti d’opposition au Bénin, « Les Démocrates ».

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