RDC : une manifestation contre le projet de révision de la Constitution fait deux morts, selon l’opposition

La police congolaise a dispersé, vendredi 12 juin 2026, des militants de l’opposition réunis devant le siège du Parlement. C’est dans le cadre d’une manifestation organisée par la C64, une Coalition qui regroupe les principaux partis d’opposition du pays, contre le projet de révision de la constitution porté par la majorité présidentielle.  Le projet de…

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Félix Tishékédi, président de la République Démocratique du Congo

La police congolaise a dispersé, vendredi 12 juin 2026, des militants de l’opposition réunis devant le siège du Parlement. C’est dans le cadre d’une manifestation organisée par la C64, une Coalition qui regroupe les principaux partis d’opposition du pays, contre le projet de révision de la constitution porté par la majorité présidentielle. 

Le projet de révision de la Constitution initié en République Démocratique du Congo n’est pas du goût de l’opposition. Elle l’a fait savoir à travers un sit-in organisé, vendredi 12 juin 2026, devant le siège du Parlement.

Pour la circonstance, les manifestants réunis au sein de la Coalition C64, étaient plus d’un millier avec banderoles, effigies et drapeaux. Mais la police, accompagnée de l’armée et de la milice force du progrès de l’UDPS, s’est invitée sur les lieux. Les manifestants sont dispersés à coups de gaz lacrymogènes.

En réponse, certains protestataires ont répliqué par des jets de pierres. Au cours des échauffourées, trois leaders syndicaux ont été blessés. Alors que les dirigeants de l’opposition se sont repliés dans leur quartier général, les affrontements se sont poursuivis entre leurs militants, des groupes de jeunes se réclamant du parti au pouvoir et les forces de l’ordre, qui a procédé à plusieurs arrestations.

Dans la foulée, deux militants de l’opposition ont été tués, a déploré un responsable de la Coalition. Toutefois, ce bilan reste à confirmer par les autorités de Kinshasa.

Ce mouvement d’humeur intervient quelques jours après que l’Assemblée nationale a adopté, jeudi 9 juin 2026, la proposition de la loi sur l’organisation du référendum constitutionnel, avec 348 votes pour, 2 contre, et une abstention.

Un texte central qui pourrait ouvrir la voie d’un troisième mandat à Félix Tshisékédi. En effet, au pouvoir depuis 2019, le Chef de l’Etat âgé de 62 ans, arrivera au terme de son second mandat de cinq ans en 2028. La Constitution congolaise place la limite à deux mandats. La majorité présidentielle milite depuis plusieurs semaines pour la changer. Début mai 2026, Félix Tshisékédi a déclaré qu’il accepterait un troisième mandat «si le peuple [le] souhaite», à l’issue d’un référendum, évoquant les difficultés liées à la guerre dans l’Est du pays.

« Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne saura pas organiser les élections en 2028. Pas parce que j’aurai refusé de les organiser. Les ressources sont là, on peut les organiser. Mais on ne va pas les organiser sans le Nord et le Sud-Kivu quand même. Comment est-ce qu’on va organiser les élections ? Regardez en Ukraine, ça fait deux ans, il devait y avoir les élections. Le monde entier a compris que le président Zelensky ne peut pas les organiser. »

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