Que comprendre de la Bible de Yayi à Talon, neuf ans après ?

06 avril 2016 – 06 avril 2025 : cela fait exactement neuf ans que Patrice Talon a accédé à la magistrature suprême au Bénin. Au cours de la passation de pouvoir entre l’ancien président Boni Yayi et son successeur, un acte a retenu toutes les attentions : la remise d’une Bible à ce dernier. Un…

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06 avril 2016 – 06 avril 2025 : cela fait exactement neuf ans que Patrice Talon a accédé à la magistrature suprême au Bénin. Au cours de la passation de pouvoir entre l’ancien président Boni Yayi et son successeur, un acte a retenu toutes les attentions : la remise d’une Bible à ce dernier. Un geste plein de sens, mais dont la portée réelle continue de susciter des interrogations, des années après.

Faut-il le dire, au cours du passage de témoin entre Boni Yayi et Patrice Talon, la transmission d’un livre (la bible), est restée une énigme, jusqu’à ce jour. Pour le citoyen lambda, ce geste peut être perçu comme une invite à gouverner dans la crainte de Dieu. D’autres y voient un acte de foi de la part de Boni Yayi. Une manière de prouver son attachement aux valeurs spirituelles et sa volonté qui consisterait à placer le destin du pays entre les mains du « Tout-Puissant ». Mais à dire vrai, que voulait vraiment signifier Boni Yayi à travers ce geste ? Au-delà des supputations, on peut déduire neuf ans après que nul ne le sait avec exactitude, en dehors peut-être de Patrice Talon lui-même, avec qui il aurait pu en discuter en privé. Qu’a voulu signifier l’ancien président de la Banque ouest-africaine de Développement (BOAD), Boni Yayi, à travers l’acte ? Mystère ! Ce que l’on retient, c’est que ce moment a marqué les esprits et continue de faire couler d’encre et de salive. Neuf ans après, Patrice Talon, ancien homme d’affaires et ancien magnat du coton, a laissé son empreinte visible sur le pays. C’est sous son règne que le Bénin a connu de nombreuses transformations. Des réformes dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des infrastructures et des avancées économiques notoires. Seule tache noire, ses opposants lui reprochent d’occulter le social. Que l’on partage sa vision, ou pas, l’évidence est que le pays s’est métamorphosé sous sa gouvernance. Son aîné Nicéphore Soglo, après les visites du marché de gros, de Chic, de la Cité Nouvelle de Ouèdo, des chefs-d’œuvre accomplies dans la commune d’Abomey-Calavi, n’a pas manqué de féliciter son gouvernement.

 

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