Au Bénin, un projet de loi portant révision de la constitution vient d’être introduit à l’Assemblée Nationale par les deux principaux partis politiques de la mouvance présidentielle, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR). L’information a été rendue publique ce vendredi 31 octobre, à l’ouverture de la deuxième session ordinaire parlementaire de l’année 2025.
Mais quelles sont les motivations réelles derrière un tel projet de révision de la loi fondamentale ? C’est la question qui taraude l’esprit des béninois, à moins d’un an de la fin du mandat constitutionnel du président Patrice Talon. Assan Seibou, l’un des initiateurs de la proposition a réagi à cette interrogation. Selon lui, l’initiative de révision constitutionnelle ne vise pas à créer les conditions pour permettre au Chef de l’État de briguer un troisième mandat. Mais à corriger une insuffisance relevée dans la constitution modifiée de novembre 2019. « Il y a quelque chose qui manquait dans le dispositif institutionnel du pays, qui fait que certaines questions sont réglées comme arrangement… chaque fois qu’il y a une situation, nous faisons appel à nos anciens chefs d’État, à nos anciens responsables d’institution, personnes-ressources d’expériences. Il faut trouver un creuset où ils peuvent se retrouver tous. Et ça s’appelle le Sénat. Nous ne pouvons pas terminer cette législature sans oser demander la révision de la constitution pour que cet organe-là apparaisse», a-t-il confié à la presse. En clair, le président du Groupe parlementaire du parti Bloc Républicain souhaite la mise en place d’un Sénat afin de faciliter la résolution des problèmes impliquant la vie de la Nation. En effet, dans le projet de loi déposé à la table du président de l’Assemblée nationale, le député Seibou et son collègue de l’UP-R, Aké Natondé, expliquent que le nouvel organe devra être capable de rapprocher voire arbitrer les options politiques divergentes, au profit de l’action publique efficace et consensuelle. Pour ce faire «il est souhaitable que cet organe nouveau compte, entre autres, sur l’expérience des anciens présidents de la République, des anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que les anciens présidents de la Cour constitutionnelle pour leur confier, à titre personnel, cette mission». Ainsi, poursuivent-ils, le Sénat aura pour rôle de : concourir à garantir la sauvegarde et le renforcement des acquis de développement de la Nation, de défense du territoire et de sécurité publique. À ce titre, il veille à la stabilité politique, la continuité de l’État et au débat politique contradictoire constructif ; assurer la promotion des mœurs politique conformes à la sauvegarde des intérêts supérieurs de la Nation, de l’Union et de la cohésion nationale, du développement durable et de la paix sociale ; et enfin veiller à renforcer les libertés publiques, la qualité de la gestion des biens publics, l’unité et la concorde nationales en vue du développement humain équilibré et durable. En dehors de ces missions, le Sénat aura à charge et surtout en matière législative, de délibérer sur tout projet ou proposition de loi à caractère politique notamment en ce qui concerne la dévolution ou l’organisation du pouvoir d’État. Si ce projet de loi passait les filtres de l’Assemblée nationale, ce serait une première pour le Bénin, d’expérimenter une gouvernance politique axée sur le Sénat.Projet de révision constitutionnelle au Bénin : ce que vous devez retenir du contenu
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