Présidentielle 2026 : candidats indépendants exclus, colère de Gabriel Laurex Ajavon depuis la capitale togolaise

Au Bénin, à sept mois de la présidentielle, des voix, et pas des moindres se font entendre pour réclamer le retour à la constitution de..

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Au Bénin, à sept mois de la présidentielle, des voix, et pas des moindres se font entendre pour réclamer le retour à la constitution de 1990 et par ricochet, l’abrogation du décret promulguant le nouveau code électoral. Car, plusieurs potentiels candidats, convaincus de prendre part au scrutin, sont bloqués par la réforme du système partisan.

En effet, si par peur de représailles, des voix silencieuses refusent de se faire entendre, un acteur politique, reconnu pour son courage et droit dans ses bottes, a haussé le ton depuis la capitale togolaise. Gabriel Ajavon, leader charismatique et acteur politique de 1er plan, comme c’est de lui qu’il s’agit, a prêté sa voix aux potentiels candidats, empêchés de prendre part à la présidentielle d’avril prochain, du fait du nouveau code électoral, pour dénoncer l’élection en cours. Dans sa sortie, il dénonce une opposition, insensible aux difficultés du peuple, mais inféodée au pouvoir en place. Fort de ses expériences capitalisées depuis des lustres en politique, l’homme d’affaires et acteur politique béninois a constaté l’échec du système partisan. « Le Président de la République, Patrice Talon n’est pas arrivé en 2016 au pouvoir grâce au système partisan encore moins avec la caution d’un parti politique », rappelle-t-il. Si « Les Démocrates, torche en main en pleine journée, recherchent désespérément un candidat de poigne, malgré la réforme du système partisan », c’est que la réforme a échoué fulmine-t-il. Dans son argumentaire, l’aîné de la « Famille Ajavon », soutien bec et ongles que les candidats de la mouvance et l’opposition, dans le cadre de l’élection d’avril prochain, sont tous des « produits de la Françafrique », un vieux système que le vrai peuple à 80%, a rejeté. Dites-moi en quoi les élections présidentielles de 2026 seront différentes de celles de 2016. Lionel Zinsou est sorti de je ne sais où ? Il a réussi à avoir tous les logos des partis politiques, mais sans les militants. WADAGNI Romuald est t- il plus béninois que les autres ?, s’interroge-t-il. « J’alerte quand je vois que l’heure est grave et que ma chère patrie est en danger », a-t-il déclaré le 9 juin 2025, pour prudemment attirer l’attention de tout le monde sur le coup en préparation. Disciple de feu Général Mathieu Kérékou, il clame depuis fort longtemps que l’ancien président du Bénin, reste pour lui, un modèle. « Ma référence en politique est feu Général Mathieu Kerekou, revisitez les archives et vous comprendrez. », a-t-il déclaré le 4 mars 2025, avant de dresser le portrait du prochain président du Bénin : « Le meilleur candidat doit être un panafricain, prêt à se sacrifier pour la patrie. Quelqu’un qui n’a jamais accepté l’inacceptable. Quelqu’un qui dispose d’au moins le tiers des ressources financières pour une campagne électorale. ». Les choix de la mouvance et de l’opposition reflètent-ils ce portrait-robot dressé ? La réponse est non, conclut-il. Privilégiant l’intérêt national, il soutient de ses vœux que tous les béninois sont redevables à leur nation : « Le Bénin nous a tout donné. À notre tour, ensemble, conjurons le mauvais sort afin de bénéficier des bénédictions que nous ont laissées nos ancêtres ». C’est en vérité ce qui sous-tend son combat pour le retour de la Constitution de 90. Question : son ras-le-bol, à tout point de vue, a-t-il sonné en écho pour une ouverture du jeu électoral ? Peut-être non. Voilà pourquoi il souhaite qu’on laisse tout le monde aller à l’élection. Ses conseils pour finir, il faut que les résultats en toute transparence, fassent taire les divergences au point de nous éviter le phénomène waxala à la fin du scrutin : il faudrait sécuriser le vote, admet-il. Pour y arriver donc, il faut « identifier et cartographier les bureaux de vote ; prévoir une application susceptible de permettre la compilation les résultats dans les bureaux de vote lors de la fermeture du dernier bureau de vote ». Des recettes idoines pour se mettre à l’abri des contestations. Panafricaniste convaincu, il sonne l’alerte pour un Bénin autrefois havre de paix qui n’a qu’un seul produit vendable hors de ses frontières : la Démocratie.

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